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Oracle OpenWorld 2010: l »Exalogic elastic cloud‘ propulse Oracle dans les nuages

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Après l’‘Exadata‘ chassant sur les terres des serveurs d’entreprise et des ‘datawarehouses‘, Oracle présente son ‘cloud in a box‘ : une bête de course dopée à l’Infiniband, entre autres

San Francisco. -Afin de se positionner sur le Cloud, Oracle opte pour une solution intégrant serveurs, réseau, stockage, mais aussi un système d’exploitation et des machines virtuelles, ainsi que tout le ‘middleware‘ applicatif. Bref : le ‘cloud in a box, «prêt pour développer ou exécuter des applications,  toutes les applications ! » martèle même Larry Ellison, CEO d’Oracle.
« Des logiciels et du matériel conçus pour fonctionner ensemble ! L’Exalogic elastic cloud exécute les applications Java et non Java avec des performances optimales, en assurant le respect et les contraintes des niveaux de service (SLA).»

Larry Ellison présente Exalogic
Larry Ellison présente Exalogic

On ne plaisante pas avec la quincaillerie
Préassemblé en usine, l’Exalogic est livré dans un rack de 19 pouces (42U). En configuration, complète, la partie supérieure reçoit jusqu’à 30 nœuds serveur de 1U dotés chacun de deux processeurs Intel Xeon cadencés à 2,93 GHz, soit jusqu’à 360 cœurs. Jusqu’à 2,8 téra-octets de mémoire (fast ECC DIMM à 1333 MHz), 960 giga-octets de disque SSD ‘flashfire’ et 40 téraoctets de disque Sas complètent la panoplie!
Chaque nœud dispose de deux disques SSD hébergeant les images du système d’exploitation utilisé pour son démarrage (boot) et qui font aussi fonction de “swap disk” à haute performance et d’espace stockage pour les données générées par le système lors d’éventuelles pannes ou incidents.
«La technologie Infiniband apporte une performance supérieure à l’Exalogic non seulement pour relier les composants entre eux à 40 Gbits/s, mais aussi pour favoriser l’étanchéité entre applications et l’élasticité. En effet, pour augmenter la puissance avec les technologies comme Ethernet, il faut aligner plus de machines. L’Infiniband intégré pour les entrées-sorties de l’Exalogic relie tous les nœuds, comme s’il s’agissait d’une unique machine», détaille Larry Ellison.
Dans ces conditions, la gestion globale et le “sans couture” favorisent élasticité et allocation dynamique “propre” de ressources. La machine intègre aussi des ports 10 GE pour faciliter l’intégration au datacenter existant.
Le module de stockage peut monter jusqu‘à 40 téraoctets (4 To de ‘read cache ‘et 72 Go de write cache) organisés en cluster haute-disponibilité. On y trouve les images des logiciels et les fichiers applicatifs,et même une gestion des mises à jour centralisée pour faciliter la maintenance. L’Exalogic est proposé au format quarter rack (le quart des attributs précités), half-rack (la moitié) ou en version 2 à 8 racks. Pour le prix, Larry l’annonce plus bas.

Une couche logicielle en Fusion avec le matériel

exalogic_log, Oracle
exalogic_log, Oracle

Sur la couche matérielle Exalogic Elastic Cloud, une instance Oracle VM reçoit Oracle Linux ou Solaris qui accueillent la couche logicielle Exalogic Elastic Cloud. Conçue en parallèle des composants matériels, cette dernière contient des améliorations et optimisations pour les la suite Oracle WebLogic, fondation Java sur laquelle seront développées les applications. Dans la pile logicielle au dessus de l’Exalogic Elastic Cloud Software, on retrouve ainsi des éléments d’Oracle Weblogic Suite (voir schéma) : le serveur applicatif WebLogic Server, Oracle Coherence (grille de données en mémoire distribuée), la machine Java virtuelle Oracle JRockit, et Oracle HotSpot (JVM d’origine Sun). Au dessus, bien entendu, Fusion Middleware et les applications maison ont été optimisées pour jouer la meilleure musique possible.
« Les applications qui fonctionnent sous des systèmes Oracle Linux 5 et Solaris 11 sont compatibles avec l’Exalogic sans certification. Conçus et optimisés dès le départ pour fonctionner ensemble, le matériel et les logiciels de l’Exalogic sont les plus performants. Toutes les configurations étant identiques et connues, nous pouvons très simplement les maintenir, les mettre à jour, les dépanner… » ajoute Larry Ellison. Toutefois, des configurations normalisées ne signifient pas qu’elles soient absolument conformes aux standards. Mais cela importe-t-il vraiment ?

Et un coup de griffe à IBM, ça soulage !
Pour ceux qui ne seraient pas convaincus, le dirigeant d’Oracle ne peut s’empêcher de lancer une comparaison pour égratigner son grand ami IBM :
« Si nous prenons la meilleure configuration IBM, soit le Power 795 reposant sur un vieux mécanisme SMP vertical et sans tolérance de panne, l’Exalogic dispose de 40 % de cœurs de plus, s’appuie sur une architecture évolutive horizontale, intègre l’Infiniband, et propose une complète tolérance aux pannes. Et le tout pour à un million de dollars, soit quatre fois moins que le prix du Power 795 ! » (annoncé à 4,44 millions de dollars) Cette fois, contrairement à l’an passé (cf. article ‘Oracle Open World 2009 – Terminator fait son show‘), Larry s’est retenu de proposer une récompense de 10 millions de dollars à celui qui pourrait démontrer qu’Oracle est plus rapide que la meilleure plate-forme IBM…