Orange également privé d’antennes

Régulations

Un tribunal vient d’interdire à Orange l’installation d’antennes-relais près d’une école

Et de trois. Après SFR et Bouygues Telecom, l’opérateur de téléphonie mobile Orange vient lui aussi de se voir notifier pas le tribunal de grande instance d’Angers, l’interdiction d’installer ses antennes relais près d’une école dans village proche de la ville d’Angers.

Pour motiver sa décision, le tribunal a une fois de plus invoqué le principe de précaution. « Au vu des différents plans du cadastre (…), la parcelle de l’école est située à moins de 100 mètres de l’église (… et) est bien susceptible d’être soumise au rayonnement de l’antenne » précise le jugement dont l’AFP s’est procuré une copie. Le jugement précise également que l’école « doit être qualifiée de bâtiment sensible« .

Cette décision intervient juste après la toute récente étude publiée par l’ Académie de médecine, une étude qui conclut à la non nocivité des antennes. Le document précise que les antennes-relais entraînent une exposition aux champs magnétiques « 100 à 100.000 fois plus faible que le téléphone portable« . Et de poursuivre : « être exposé pendant 24 heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant 30 secondes« .

Malgré les appels répétés du gouvernement, du Premier ministre François Fillon comme Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d’Etat à l’Economie numérique, la supposée nocivité des antennes et leur installation proche des zones d’habitation, suscitent toujours autant d’inquiétude.

Les opérateurs sont quant à eux de plus en plus inquiets. « Comment attribuer une licence et déployer un réseau, alors même qu’on voit fleurir dans toute la France des procès sur le problème des antennes-relais ?« , s’inquiète Martin Bouygues, lors de la présentation des résultats du groupe Bouygues Telecom.

Car les nouvelles antennes vont se multiplier : l’opérateur qui remportera la 4e licence mobile devra déployer son réseau, sans parler des infrastructures nécessaires à la TMP, la télévision mobile personnelle.

Le gouvernement, désireux de régler ce problème par la concertation, jouera sans doute son va-tout le 26 mars prochain, lors du « Grenelle des antennes ».


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