TGV, autoroutes, pistes de ski, Orange étend sa couverture 4G

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TGV, autoroutes, stations de ski… Orange fait le forcing pour couvrir en 4G les axes de transports et les zones de loisirs. Mais le métro parisien résiste.

La couverture des réseaux de transports, en particulier les lignes ferroviaires, s’inscrit dans le cahier des charges du déploiement des infrastructures mobiles pour la bande des 700 MHz dont les licences ont été attribuées en novembre 2015. Cependant, elles ne seront pas exploitées avant plusieurs années (mais avant 2022 selon les obligations de couverture). Ce qui n’empêche pas Orange d’investir dans les infrastructures des axes ferroviaires et autoroutiers en très haut débit.

L’opérateur vient d’annoncer « être le 1er opérateur en France à couvrir une ligne TGV en 4G en continu ». En l’occurrence, la liaison Paris-Lyon. Ce qui permettra aux passagers abonnés d’Orange de rester connectés en très haut débit durant les deux heures, environ, que dure le trajet, à l’exception des passages en tunnels. Mais Orange travaille à combler ces dernières « zones blanches » ferrées avec la SNCF. Consulter ses e-mails, surfer de manière fluide sur la toile, profiter efficacement des applications, regarder des vidéos dans un format de qualité ou encore permettre aux professionnels de rester connectés à leur bureau depuis leurs PC ou tablette est la promesse que fait l’opérateur. Promesse que les clients voyageurs auront l’occasion de vérifier.

Couverture des autoroutes et loisirs

Pour y parvenir, Orange déclare avoir déployé plus de 200 nouveaux sites 4G le long des voies ferrées. Ils ont fait l’objet d’une optimisation spécifique pour répondre aux problématiques de maintien du signal radio lorsque que l’utilisateur se déplace à quelque 300 km/h. La 4G d’Orange continuera de prendre le train. La couverture de l’axe Paris-Lille est promise pour juillet 2016. Lyon-Marseille est également en projet.

L’autre pan de couverture des transports concerne les autoroutes. Aujourd’hui, 11 autoroutes sont couvertes à 92% en 3G+ (A1, A4, A6, A7, A8, A9, A10, A11, A13, A61 et A62) dont 8 à 98%. « L’A4 et l’A7 voient ainsi leur couverture progresser », précise Orange.

Une couverture sans couture

Enfin, l’opérateur fait également le forcing sur les zones de loisirs d’hiver avec la couverture de 73 stations de ski dans les Alpes, le Jura, les Pyrénées et les Vosges. Si Orange couvrait déjà en 4G les sites les plus fréquentés (Megève, Avoriaz, Chamonix, Les Arcs, La Plagne), s’y ajoute aujourd’hui les sites de Chamrousse, Saint-François-Longchamp, Valmorel, Valloire, La Norma, Aussois, La Clusaz ou encore Le Grand Bornand, notamment. Là aussi, l’idée est d’apporter aux vacanciers comme aux entreprises et professionnels locaux (restaurateurs, commerces, offices de tourisme, moniteurs…) une connectivité mobile à très haut débit.

L’idée est, pour Orange, d’offrir un service mobile efficace et performant sans couture à ses abonnés sur l’ensemble du territoire, notamment dans plus de 200 stations balnéaires. L’opérateur, qui déclare couvrir plus de 80% de la population en 4G en janvier 2016 et ambitionne les 95% en 2018, revendique rendre accessible le très haut débit mobile à 4 personnes sur 5 en France métropolitaine aujourd’hui. « Lignes TGV, autoroutes, lieux de vacances et de loisirs… partout nous accélérons le déploiement de notre réseau mobile. Avec le développement des usages, nos clients souhaitent une plus grande disponibilité de la connectivité là où ça compte pour eux. Orange a donc inscrit cette exigence dans ses priorités de déploiement réseaux », indique Fabienne Dulac, directrice exécutive d’Orange France.

Le métro, point noir de la 4G

Il reste néanmoins des points noirs. Particulièrement la couverture des lignes de métro et RER. Si la 4G d’Orange est proposé sur une partie de la ligne du RER A (entre La Défense et la gare de Lyon), la couverture des lignes de la RATP restent problématiques. Et pour cause, la régie des transports parisiens sous-terrain peine à fournir des locaux appropriés pour héberger les équipements télécoms des opérateurs même si ces derniers tendent à mutualiser les infrastructures réseaux. Début 2015, la RATP annonçait un retard d’un an du chantier du déploiement de la 3G et la 4G dans ses tunnels pour l’ensemble des opérateurs. A l’origine prévu pour fin 2016, la couverture en très haut débit mobile du métro a été repoussée à fin 2017 au mieux.

En attendant, Orange déploie aussi son réseau à l’intérieur des bâtiments afin d’améliorer la portée du signal en indoor ou de carément palier son absence. Chez les particuliers notamment. L’opérateur déclare avoir équipé 150 000 foyers en femtocell (des micro cellules radio raccordées au réseau fixe de l’abonné) et vise les 280 000 cette année. Des déploiements qui ne sont néanmoins pas comptabilisés dans le calcul du taux de couverture des opérateurs par le régulateur.


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