Paris : Anne Hidalgo promet 1 milliard d’euros pour la smart city

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La candidate socialiste aux municipales à Paris, Anne Hidalgo, prévoit 8,5 milliards d’euros d’investissements, dont un milliard pour la ville intelligente. Nathalie Kosciusko-Morizet, son adversaire à l’UMP, centre, elle, son programme sur les économies de fonctionnement.

Candidate à la succession du maire de Paris Bertrand Delanoë, Anne Hidalgo prévoit 8,5 milliards d’euros d’investissements sur six ans pour son programme « Paris qui ose ». « Il ne faut pas être frileux, et assumer un investissement important », a déclaré la candidate socialiste lundi 27 janvier lors d’une conférence de presse centrée sur le financement de son programme.

1 milliard d’euros pour une ville intelligente

« Grâce aux réseaux qui façonnent notre quotidien, je ferai de Paris une ville intelligente, une ‘smart city’. Je lancerai une nouvelle ère d’efficacité de la ville et de mutualisation des capacités… Une autorité métropolitaine organisatrice des réseaux doit voir le jour, incarnée par un élu », souligne la candidate dans son programme de 196 pages.

Sur les 8,5 milliards d’euros prévus, 1 milliard d’euros serait ainsi consacré à la « ville durable et intelligente », l’innovation et les réseaux intelligents étant l’une des  7 priorités du programme de la candidate PS. « Sur la dernière mandature, l’accent était mis sur l’économie de la connaissance, là nous serons plutôt sur l’opérationnel, les smart grids, la végétalisation des toitures, ou le tramway à induction », selon les termes de Jean-Louis Missika, codirecteur de la campagne d’Anne Hidalgo, cité par Les Échos.

Priorité n°1 de la candidate socialiste, le logement est le poste le plus coûteux (2,5 milliards d’euros), devant les transports (1,5 milliard) et les équipements de proximité (1 milliard). L’emploi et le développement économique disposeraient de 550 millions d’euros et la culture de 270 millions.

Au PS comme à l’UMP, des économies de fonctionnement

Anne Hidalgo promet un budget qui « n’augmentera pas au-delà de l’inflation » et prévoit d’économiser 222 millions d’euros sur six ans, en s’appuyant sur une administration « simplifiée » et modernisée (dématérialisation…). La candidate socialiste, qui se refuse à augmenter les impôts locaux, table enfin sur 500 à 600 millions d’euros de hausse des recettes et sur la cession d’une partie du patrimoine immobilier de la ville. Anne Hidago ne se prononce pas sur les effectifs, à l’inverse de son adversaire : Nathalie Kosciusko-Morizet.

La candidate UMP promet jusqu’à un milliard d’euros d’économies de fonctionnement sur six ans et envisage une réduction du nombre d’agents. Le programme de Nathalie Kosciusko-Morizet est centré sur la sécurité, l’accès au logement et le « réveil » de l’économie parisienne. L’ancienne ministre (Ecologie, Economie numérique) s’intéresse aussi aux smart cities et prévoit de grands travaux, dont « une piétonnisation partielle » du centre de Paris… qui reste à chiffrer.

Les élections municipales 2014 auront lieu les 23 et 30 mars. Nathalie Kosciusko-Morizet comme Anne Hidalgo doivent prendre en compte les contraintes qui s’imposeront au maire de la capitale française : du recul des dotations de l’État à la création de la Métropole du Grand Paris.


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Auteur : Ariane Beky
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