Peter McKay, Veeam : « Fournisseurs de Cloud et intégrateurs en relais de croissance »

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Arrivé depuis quelques mois chez Veeam, l’ex-dirigeant de VMware Americas, Peter McKay connait bien la virtualisation. Toutefois, Veeam gère aussi les équipements physiques. Il partage sa vision avec silicon.fr après quelques semaines d’installation.

Officiellement arrivé chez Veeam fin juin 2016, Peter C. McKay y a été nommé au poste de Président et directeur des opérations (COO). Il était auparavant vice-président et directeur général chez VMware Amériques. Peter avait rejoint Vmware en 2013 suite à l’acquisition de Desktone (qui deviendra Horizon) qu’il dirigeait depuis 2010.

Pourquoi acheter aujourd’hui une solution comme Veeam, alors que VMware (et d’autres) propose aussi des solutions de sauvegarde?

Nos solutions sont spécialisées, et conçues dès l’origine, pour la sauvegarde des environnements virtualisés. Nos clients les trouvent plus intéressantes que celles proposées par VMware. De plus, Veeam gère également les environnements Microsoft Hyper-V.

Autre avantage à notre actif, nous disposons de 10 ans d’expérience sur le domaine. Le produit est donc éprouvé et s’est enrichi fonctionnellement au cours des années. C’est pourquoi nous comptons de plus en plus de très grandes entreprises parmi nos clients.

Désormais, notre stratégie consiste à proposer une plate-forme pour gérer le stockage à la fois des mondes virtuels et physiques, qu’ils se trouvent sur site ou dans le cloud. Et les entreprises nous choisissent très souvent pour mettre en place de la continuité d’activité en mode 24 × 7 × 365. Une opération que toutes les équipes informatiques qualifient de simple sur nos solutions.

Vous gérez de plus en plus les environnements matériels, et devez donc développer des connecteurs. Où en êtes-vous, depuis plus d’un an?

Veeam propose depuis longtemps des API. Nous enrichissons donc ce catalogue d’API pour favoriser l’ouverture de notre plateforme avec des connexions directes vers les équipements IBM, EMC ou HP, mais aussi Pure System, Nimble ou encore Nutanix. Nous ne prendrons pas en charge les systèmes traditionnels sur lesquels nous ne serons pas 100 % intégrés. D’une part, il y a beaucoup de problèmes d’overhead [NDLR: délai et coût générés par des services complémentaires]. D’autre part, de nombreux acteurs s’occupent déjà de ce genre de choses sur le marché.

Qu’en est-il des nouvelles compétences nécessaires pour les entreprises et pour votre écosystème?

Nous travaillons sur le sujet depuis plusieurs années avec notre réseau. Dans des services informatiques des entreprises, Veeam permet d’automatiser les tâches à moindre valeur ajoutée. Ce qui répond à l’une des exigences de l’évolution vers des infrastructures de cloud computing: automatiser, automatiser, automatiser. Nous préférons que les informaticiens se consacrent à des tâches à plus forte valeur ajoutée comme la sécurité, le respect des obligations réglementaires, la qualité des applications, etc. Des tâches incontournables qui nécessitent aussi des compétences.

Certes, il faudra former les informaticiens pour qu’ils puissent apporter plus de valeur ajoutée et de façon plus importante à leur entreprise. Et c’est justement l’objectif majeur du cloud computing.
Quant aux spécialistes du stockage, l’automatisation rend leur formation bien plus simple. Quand ils ne disposent pas déjà de ce type de compétences.

Allez-vous faire évoluer votre modèle de vente ? Et quels autres leviers pour maintenir votre croissance?

Nos ne ferons pas évoluer le modèle de Veeam  qui restera 100 % en mode indirect, avec une intégration 100 % logicielle. Pour le client, le service (installation, déploiement, intégration…) représente environ 10 % du prix de la solution. Ce ratio s’explique grâce à la forte automatisation dont sont dotés nos produits.

Fortement déployé auprès des PME, Veeam séduit de plus en plus de grandes entreprises. D’ailleurs, notre dernière plate-forme a été aussi conçue en ce sens. C’est pourquoi l’un de nos relais de croissance viendra des fournisseurs de cloud ou des intégrateurs systèmes. Ces derniers nous choisissent de plus en plus pour opérer leur offre de “Backup as a Service” ou de DRaaS (Disaster Recovery as a Service), comme SFR en France pour son offre PRA (voir notre article).

Autre levier, Veeam a noué de fortes relations avec les grands cabinets de consulting et d’intégration comme Capgemini, Accenture, Deloitte, etc. Cela nous offre l’opportunité de travailler avec de très grandes entreprises, au cœur de systèmes d’information beaucoup plus complexes. En outre, ces grands cabinets proposent aussi de l’externalisation stratégique pour laquelle ils étudient nos solutions.

Enfin, VMware a accéléré ses investissements sur son réseau de partenaires depuis plus de deux ans. Rien de plus simple pour nous que de suivre ce chemin.

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Auteur : José Diz
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