Télégrammes : Qualcomm réplique à Apple, Foxconn veut les NAND de Toshiba, Huawei concurrence AWS, Gouvernement UK épargné par Microsoft

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Alors que Windows Vista tire sa révérence et que Windows 10 Creators Update arrive, il est temps de lire les télégrammes du soir.

Qualcomm réplique judiciairement à Apple. Les relations ne sont pas au beau fixe entre les deux acteurs de la mobilité. En janvier dernier, la firme de Cupertino a réclamé en justice le paiement d’un rabais d’un milliard de dollars sur les licences Qualcomm, ristourne que ce dernier n’a jamais versée. Pour Apple, il s’agit là de représailles après que la marque à la Pomme a apporté sa coopération aux autorités sud-coréennes qui ont sanctionné Qualcomm d’une amende particulièrement salée, 815 millions d’euros. Aujourd’hui, la firme de San Diego a décidé de porter plainte à son tour contre Apple. Elle a déposé un mémorandum de 134 pages où elle réclame des dommages de la part du fabricant de l’iPhone, qui aurait manqué à ses engagements dans plusieurs accords. Le fabricant de semi-conducteurs demande aussi à Cupertino de ne plus interférer dans les accords entre Qualcomm et les sociétés qui fabriquent les iPhones et les iPad pour Apple. Dans ce document, Qualcomm reproche encore à Apple d’avoir déformé les faits et effectué de fausses déclarations auprès de plusieurs autorités de régulation de la concurrence.

Foxconn débourserait 27 Md$ pour les mémoires de Toshiba. Selon le Wall Street Journal, le fabricant de produits électroniques taïwanais Foxconn, le n°1 mondial de la sous-traitance électronique, serait sur le point de faire une offre à 27 Md$ pour mettre la main sur l’activité semi-conducteurs de Toshiba. Les usines du Japonais sont surtout spécialisées dans la production de supports de stockage et de mémoire, notamment NAND où la société nippone est le n°2 mondial derrière Samsung. Un segment de marché qui connaît actuellement une situation de pénurie. D’autres acheteurs sont intéressés par les actifs du Japonais, aujourd’hui en grande difficulté suite à des erreurs comptables qui mettent en péril le futur du groupe. Parmi ces acquéreurs potentiels, on trouve ainsi l’industriel coréen SK Hynix, l’Américain Broadcom et le fonds Silver Lake. Mais l’offre de Foxconn valorise les actifs de Toshiba plusieurs milliards de dollars de plus que celles de ses concurrents. En 2016, Foxconn a déjà racheté un autre groupe japonais, Sharp, au sein duquel il a pris une participation majoritaire.

Huawei veut concurrencer AWS. Rien n’arrête plus Huawei. Après s’être fait une place au soleil dans les télécoms, après sa percée sur le marché des serveurs, Huawei lorgne maintenant vers le Cloud public. La firme de Shenzen prévoit de s’étendre sur ce marché en créant une division spécialisée qui recrutera 2000 personnes en 2017. Le mouvement peut apparaître logique, alors que le marché de la vente d’infrastructures et celui des smartphones – sur lequel le Chinois est également très présent – sont quasiment à l’arrêt. Mais il est aussi risqué, puisque Huawei est également le fournisseur de certains grands prestataires de Cloud public, comme le Chinois Alibaba. Huawei compte s’appuyer sur ses relations avec les opérateurs télécoms pour déployer son offre. Rappelons qu’Orange a déjà signé un partenariat avec le Chinois, le groupe de Stéphane Richard lui confiant le développement de son offre de Cloud public en dehors de France. Un partenariat diversement apprécié parmi les clients publics de l’opérateur.

Le gouvernement UK échappe à l’augmentation post Brexit. Le retrait de l’Angleterre de l’Union Européenne a eu pour effet une augmentation sensible du prix des licences de certains éditeurs. Microsoft fait partie du lot (+13% pour le on-premise et +22% pour les services Cloud), mais le gouvernement anglais a réussi à passer entre les gouttes et échappe ainsi à 15 millions de livres sterling d’augmentation. Nos confrères de The Register soulignent qu’un accord a été trouvé in extremis concernant la migration de 200 000 postes vers Office 365 et le gel des prix sur la grille tarifaire proposée en décembre 2016.


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