Télégrammes : ransomware 1, entreprises 0 ; Blackberry sans smartphones ? ; Xavier Niel à Bruxelles ; Total dope Pangea

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A l’heure où Myriam El Khomri défend sa loi devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, Silicon.fr défend ses télégrammes du soir.

  • Les entreprises découragées face aux ransomwares En pleine épidémie de ransomwares, les entreprises se sentent de plus en plus démunies pour y faire face, si l’on en croit une étude de Tripwire. Lors de la conférence RSA 2016, la société a demandé à 200 RSSI si leur entreprise serait en mesure de récupérer les données après l’attaque d’un ransomware. 38% d’entre eux seulement se déclarent confiants. 49% pensent récupérer une partie des fichiers. Par contre, 13% des RSSI baissent les bras et considèrent que ce type d’attaques pourrait porter un coup fatal à l’activité. Avec le ciblage des rançongiciels (hôpital, administration, etc.), les sondés craignent majoritairement (73%) que les attaques ne visent en premier lieu les infrastructures critiques. Dans le même temps, les responsables de la sécurité constatent une augmentation sensible des campagnes de spear phishing (hameçonnage ciblé). Et 52% des RSSI interrogés estiment que leurs patrons se savent pas reconnaître une attaque de ce type.
  • Et si BlackBerry mettait fin à son aventure dans les smartphones ? Un analyste de TD Securities, Daniel Chan n’y croit plus. Pour lui, le lancement du Priv sous Android sera le dernier pour la firme canadienne. Même s’il se murmure que BlackBerry planche sur un deuxième terminal sous Android, un modèle plus abordable connu sous le code « Vienna ». Pour Daniel Chan, ces efforts sur Android sont vains au regard des difficultés financières de la firme. La société doit également faire face à la défection de partenaires comme Facebook (y compris Messenger) et WhatsApp pour porter leurs applications sur BB10. Un coup dur qui pousse l’analyste à imaginer un BlackBerry sans activité smartphone, mais focalisé sur les logiciels d’administration et de sécurité. Il faudra attendre les prochains résultats de BlackBerry pour y voir un peu plus clair.
  • Xavier Niel parle concentration britannique avec la Commissaire européenne. Xavier Niel s’est entretenu avec la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, dans le cadre d’une rencontre informelle, rapporte L’Expansion. Objet du dialogue : le marché britannique des télécoms. Un marché sur lequel le patron d’Iliad aimerait prendre pied. Et la fusion annoncée en mars 2015 entre Three et O2 (le premier, détenu par Hutchison a proposé le rachat du second, propriété de Telefónica, pour 10 milliards de livres, soit 12,7 milliards d’euros) pourrait être une bonne occasion de récupérer une partie du réseau que le nouvel ensemble pourrait avoir à céder pour équilibrer la concurrence. L’occasion pour Free de se lancer sur le marché britannique ? Margrethe Vestager doit se prononcer sur les conditions de ce rapprochement le 18 avril prochain au plus tard. En début d’année, Iliad s’était rapproché de l’Ofcom, le régulateur britannique, pour aborder la question. Reste à savoir si Xavier Niel s’intéresse au marché britannique à des fins personnelles (via sa holding NJJ) ou pour Iliad. NJJ détient déjà l’opérateur Salt en Suisse et Monaco Telecom et possède des parts dans Telecom Italia. Iliad avait, de son côté, échoué à racheter T-Mobile aux États-Unis en 2014.
  • Pangea : le supercalculateur de Total atteint 6,7 Pétaflops. Opéré par la DSI, en collaboration avec la branche exploration pour la mise en œuvre des projets, le supercalculateur de Total connaît une mise à jour majeure, passant d’une puissance maximale de 2,3 à 6,7 pétaflops/s. Annoncée en mai dernier (lire notre article), cette mise à jour devrait permettre à l’équipement de réintégrer ou, à minima, de se rapprocher du Top 10 des plus puissants supercalculateurs du monde (il était 33ème – et premier Français – en novembre dernier). Pangea, qui regroupe 220 000 cœurs de calcul (contre environ 110 000 dans sa précédente version) et dispose de 26 Po de stockage, deviendrait aussi, selon l’entreprise française, le plus grand supercalculateur exploitée par une entreprise privée. Exploité à 100 % par Total, l’équipement est conçu par SGI.

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