RSSI, le nouveau job qui vaut de l’or

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Le responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) figure désormais parmi les postes les plus attractifs et les plus rémunérateurs du marché en France, selon le cabinet Robert Half. L’autre job en or identifié dans le numérique ? Le data scientist.

Aux côtés de professionnels de la finance et de la banque/assurance, le data scientist réintègre le top 7. Un temps sous-estimé, le responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) fait aussi partie des 7 « jobs en or » identifiés en 2016 par le cabinet de recrutement de talents Robert Half.

« Garant de l’intégrité organisationnelle et technique, le RSSI, autrefois lieutenant du directeur des infrastructures, gagne en légitimité et monte en grade. Il peut se rapprocher du DSI, voire approcher la direction générale pour exercer son expertise au-delà du périmètre purement SI », commente Fabrice Coudray, directeur des activités recrutement en CDI et Management Resources de Robert Half. La cybersécurité n’est donc plus cantonnée au seul département informatique, le RSSI émet des directives de sécurité strictes et doit « veiller à accorder la latitude d’action nécessaire aux métiers ».

RSSI, 70 000 euros en début de carrière

« Les profils les plus expérimentés, principalement des ingénieurs informaticiens généralistes ayant démarré sur des fonctions opérationnelles, accèdent aux responsabilités de RSSI via des passerelles fonctionnelles pour le côté études et développement, ou techniques pour les profils systèmes et réseaux », souligne Fabrice Coudray. De leur côté, les profils dotés d’une expérience de moins de 10 ans ont bénéficié d’une formation dédiée au métier de RSSI. Ils « réalisent diverses missions en prestation de service avant de basculer en ‘client final’ sur des programmes de sécurité évolutifs ».

Selon le spécialiste du recrutement, un RSSI doté de 6 à 10 ans d’expérience gagne un salaire fixe brut annuel de 70 000 à 100 000 euros. Il peut toucher jusqu’à 150 000 euros au-delà de 10 ans d’expérience. La part variable, lorsqu’elle existe, peut atteindre 30 % du salaire fixe. Pour faire évoluer sa carrière, un profil expérimenté, doté d’une vision globale de l’architecture de l’organisation, peut postuler aux postes de direction des systèmes d’information (DSI).

Data Scientist, le retour du joker

Le data scientist est l’autre job en or identifié par Robert Half dans le numérique. Ce profil est chargé « d’analyser une quantité importante de données pour la rendre intelligible, exploitable à des fins stratégiques, commerciales et marketing », résume Christophe de Bueil, manager de Robert Half Digital.

Il n’y a pas d’envolée incontrôlée des rémunérations. Mais la digitalisation de l’économie bénéficie aux profils dotés de solides compétences mathématiques, statistiques et relationnelles (soft skills). Le salaire fixe annuel d’un data scientist en début de carrière varie de 35 000 à 45 000 euros. C’est plus que le salaire médian (31 200 euros) des jeunes diplômés en informatique de 2014, en emploi en 2015, selon une étude Apec pour Syntec Numérique. Par ailleurs, les profils data dotés de 3 à 5 ans d’expérience gagnent jusqu’à 65 000 euros par an (jusquà 10 % de part variable).

Pour évoluer dans l’univers du Big data « un data scientist devra changer d’agence ou de société, et passer d’une start-up à une plus grande entreprise, par exemple », souligne Christophe de Bueil. Un tel profil peut aussi devenir ‘chief data scientist’ et encadrer une équipe de spécialistes de la donnée.

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Auteur : Ariane Beky
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