Télégrammes : Sigfox connecte les compteurs ; pétition contre OneDrive ; sanction contre le HFT ; RHEL sur Azure ; SHA-1 banni par Microsoft

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Moins touffu que le Code du travail, voici les télégrammes de fin de journée de la rédaction de Silicon.fr. L’essentiel de l’actualité du soir.

Sigfox connecte 1 million de compteurs électriques. Après les compteurs d’eau, les compteurs électriques. Quelques semaines après l’annonce de son arrivée sur le sol américain, Sigfox vient de signer un accord pour connecter les compteurs électriques de Glen Canyon à son réseau de communication dédié à l’Internet des objets (IoT). Les nouveaux compteurs de la gamme Nextgen bénéficient d’un mode de communication bidirectionnel qui permettra la mise en place de services de télérelève, mais aussi de pilotage à distance (ouverture/fermeture, modification de la puissance électrique) ou encore de prépaiement des consommations. Basé en Californie, à Scotts Valley, Glen Canyon opère à l’échelle mondiale. L’entreprise a déjà déployé 20 millions de compteurs communicants aux Etats-Unis, en Chine et en Afrique. Les deux partenaires ambitionnent de connecter 1 million de compteurs en 2016.

Une pétition contre la nouvelle offre OneDrive. La nouvelle politique de Microsoft en matière de stockage en ligne n’a guère été appréciée par les utilisateurs. Pour mettre un terme aux abus, Redmond a en effet annoncé son intention de réduire drastiquement le volume de stockage offert à travers son offre OneDrive. D’illimité, le volume proposé dans l’abonnement Office 360 a, par exemple, été ramené à 1 To. Une mesure qui fait hurler une poignée de clients. Et certains d’entre eux n’ont pas hésité a lancer une pétition en ligne pour demander à Microsoft de revoir sa position. Si les râleurs reconnaissent le problème des abus, ils invitent l’éditeur à moduler sa décision afin de maintenir certaines options (comme les 15 Go gratuits ou les 100 Go à 1,99 euros). Enfin, ils trouvent un peu radin la limite de 1 To pour les utilisateurs d’Office 360 et en réclament le double. Microsoft les entendra-t-il ? Lancée le 3 novembre, la pétition s’approche des 5 000 signatures ce jeudi 5 novembre en fin d’après-midi.

Trading haute fréquence, sanctions basse fréquence. Les systèmes de trading hautes fréquences (ou HFT pour High-Frequency Trading) opèrent à l’échelle de la milliseconde… quand les sanctions de l’AMF portant sur les dérives de ces systèmes mettent des années à tomber. L’Autorité des marchés financiers requiert une amende de 5 millions d’euros contre Virtu, une société américaine cotée spécialiste de ces algorithmes de trading à haute vitesse. L’AMF reproche à la société la manipulation du cours des actions de 27 groupes appartenant au CAC 40… entre le 21 juillet et le 2 septembre 2009. Le gendarme de la bourse estime également qu’Euronext a manqué à ses obligations de neutralité et d’impartialité en permettant à Virtu de mettre en œuvre ses techniques et en défavorisant d’autres opérateurs. Et réclame donc à l’opérateur boursier une amende de 4 millions.

RHEL débarque sur Azure. Après des négociations interminables achoppant notamment sur les brevets – au total deux ans selon la presse américaine -, Red Hat Enterprise Linux (ou RHEL) débarque sur Azure, le Cloud de Microsoft. De son côté, la distribution du plus grand éditeur Open Source dans le monde ainsi que son Paas OpenShift intégreront les technologies .Net. L’outil CloudForms de Red Hat sera par ailleurs en mesure de gérer les VM Azure. Le Cloud de Microsoft proposait déjà d’autres distributions Linux (Suse et Ubuntu notamment), mais l’absence du leader Red Hat était évidemment un handicap pour Microsoft, surtout face à AWS partenaire de longue date de l’éditeur au chapeau rouge. Red Hat et Microsoft ont promis de créer une équipe de support commune afin d’offrir un guichet unique à leurs clients.

Retraite de SHA-1 : Microsoft accélère. Microsoft envisage d’accélérer le blocage des certificats utilisant l’algorithme de hachage SHA-1, jugé insuffisamment sécurisé par la communauté scientifique. Le premier éditeur mondial envisage de bloquer ces certificats dès juin 2016 et non plus le 1er janvier 2017. La Mozilla Foundation, qui édite Firefox, indique de son côté vouloir démarrer le blocage au 1er juillet prochain. Cette mise à la retraite rapide de l’algorithme va poser un certain nombre de problèmes. De migration d’abord : Netcraft estime qu’il reste environ un million de certificats TLS/SSL basés sur SHA-1 en circulation. De compatibilité ensuite : une partie non négligeable des utilisateurs dans le monde – notamment en Chine, en Afrique, en Inde, au Vietnam et autres pays en voie de développement – ne dispose pas de navigateur ou de terminaux susceptibles d’accepter les certificats SHA-2, successeur désigné de l’algorithme réputé friable.

Crédit Photo : Juefraphoto-Shutterstock

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