Sortie de Mono 2, le clone libre de .Net

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Compatible avec la plate-forme .Net 2.0, Mono 2 gagne en stabilité et en vitesse

Mono est un projet parrainé par Novell et mené par Miguel de Icaza. Il vise à fournir une version open source de l’environnement .Net pour Linux, Windows, Mac OS X, Solaris et les systèmes BSD.

Mono 2.0 est disponible depuis lundi. Nous en avons découvert les nouveautés avec Jean-Baptiste Evain, membre de l’équipe de développement de Mono et – entre autres – créateur de Cecil.

Au menu, une compatibilité très poussée avec la plate-forme Microsoft .Net 2.0. Certes, Mono propose ses propres librairies (comme GTK# ou Cairo pour les graphismes), mais un support complet des Windows.Forms 2.0 (interfaces graphiques), d’ADO.NET 2.0 (bases de données) et d’ASP.NET 2.0 (applications web) facilitera le portage des applications issues de .Net. LINQ (Language Integrated Query), LINQ to XML et LINQ to Objects (mais pas LINQ to Database) font également leur apparition. Enfin, un débogueur est présent.

Dans de nombreux cas, le développeur n’aura même pas à recompiler son code pour qu’il puisse fonctionner sous Mono. Toutefois, MoMa (Mono Migration Analyzer) permettra de faciliter les opérations d’adaptation du code. « Au besoin, l’application pourra être testée sous la version Windows de Mono, puis sous Linux, précise Jean-Baptiste Evain. Nous fournissons d’ailleurs une openSuse préconfigurée, sous la forme d’une image disque pour VMware. »

Du côté des langages de programmation, le C# 3.0 est présent. Un compilateur Visual Basic 8 refait (enfin) son apparition ; les programmeurs néophytes apprécieront. Mono 2.0 intègre même quelques éléments de .Net 3.5.

Pour cette mouture, les développeurs souhaitaient fournir un moteur solide et fonctionnel. Les performances de Mono 2 sont cependant aussi en net progrès, en particulier avec ASP.NET. Le code fourni par le compilateur C# de Mono n’est que 2,2 fois plus lent que du code C/C++ compilé avec GNU GCC. C’est nettement plus lent que Java 6 en mode serveur, mais plus rapide que Java 6 lorsqu’il fait fonctionner des applications de bureau. La consommation mémoire de l’environnement d’exécution de Mono est également bien plus faible que celle du runtime Java.

Notez que Miguel de Icaza animera une session sur Mono lors de la Professional Developers Conference (PDC) de Microsoft, qui se déroulera du 27 au 30 octobre prochains, à Los Angeles.


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