Keith Tilley (SunGard) : « L’entreprise n’a pas le choix, elle doit être toujours disponible »

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Pour Keith Tilley, vice-président exécutif pour l’Europe chez SunGard Availability Services, la disponibilité s’inscrit comme un avantage compétitif.

La publication de l’étude « Delivering the Available Enterprise » par SunGard Availability Service (lire « La disponibilité, stratégique mais sous estimée » ) pointe la problématique de la disponibilité dans les entreprises.

Keith Tilley, managing director pour l’Angleterre et l’Irlande et vice-président exécutif pour l’Europe chez SunGard Availability Services, a répondu à nos questions.

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Silicon.fr : Comment la disponibilité est-elle devenue un sujet sensible ?

Keith Tilley – La demande des clients en matière de continuité et de disponibilité devient de plus en plus critique, en particulier de l’IT vers le business.

Si notre étude renvoie différents messages sur le focus sur la disponibilité selon le pays et le business, elle laisse apparaitre qu’elle est incontournable du succès de la connexion des employés et des écosystèmes via les IT.

Les IT sont une arme pour atteindre des objectifs et pour aider le business à faire son business.

Silicon.fr : La disponibilité n’a cependant pas toujours été une priorité…

Si les applications IT sont encore suspectes, la disponibilité est de plus en plus importante, qui devient un avantage concurrentiel, surtout sur les clients.

Dans la supply chain, si quelque chose ne va pas, c’est automatiquement amplifié par l’IT. Et que dire si l’IT chute… Le DSI a de plus en plus une part à jouer dans le business, et aujourd’hui les technologies le permettent. C’est encore plus sensible sur la génération Y. L’entreprise n’a pas le choix, elle doit être toujours disponible.

Silicon.fr : Comment travaillez-vous à maintenir et faire progresser la disponibilité ?

C’est une bataille permanente. Les employés attendent la disponibilité. Nous créons un support interne de la disponibilité des systèmes.

Nous cartographions le système et identifions ce qui est critique. Nous travaillons à la compréhension des applications et à la gestion des services, qui s’exécutent sur deux centres, afin de se concentrer sur le business. La duplication, la sauvegarde, la récupération peuvent poser des problèmes auprès des personnes, qui peuvent se révéler très importants pour le business.

Nous nous efforçons d’attirer les employés pour les sensibiliser, et nous pratiquons la standardisation afin de minimiser le nombre d’images, du PC, des périphériques… Notre programme de gestion du recovery permet d’identifier ce qui est critique et de contrôler les changements. C’est là qu’est notre ROI.

Silicon.fr : Avec le cloud, la disponibilité n’est-elle pas devenue encore plus stratégique ? Et où placez-vous la responsabilité du DSI ?

Le cloud est une réponse à la pression et à l’économie. Avec le cloud, plus flexible, et nos technologies, les entreprises peuvent faire un focus sur le business. Pour autant, le cloud n’est pas la réponse à toutes les attentes.

Par exemple, Amazon répond seulement à certaines choses qui ne sont pas critiques. Derrière se posent les questions de la disponibilité, de la sécurité, de la récupération, de la résilience, etc. Concernant le DSI, c’est une erreur que d’abdiquer sur ses responsabilités. Les bons DSI savent prendre avantage du cloud, qui ne doit pas être vu comme une utopie.

Silicon.fr : Pour résumer, qu’est-ce que la DSI peut tirer de l’optimisation de la disponibilité ?

En disposant d’une vue interne de son SI, elle doit voir la disponibilité comme un avantage compétitif pour accroitre la productivité et son engagement.


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