Syntec Numérique : les éditeurs de logiciels attirés par le modèle SaaS

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Panorama Top 250 des éditeurs logiciels de Syntec Numérique : l’activité des éditeurs demeure dynamique malgré des problématiques de financement et de recrutement.

Pris dans un périmètre large, le secteur du logiciel en France demeure « florissant » selon Syntec Numérique.

Le principal syndicat professionnel des éditeurs de la sphère IT en France évalue à 13,5 milliards d’euros le chiffre d’affaires réalisé en 2016 dans leur domaine de prédilection, ce qui correspond à une hausse de 12% par rapport à 2015.

Cet indicateur, établi à partir d’un panel de 358 éditeurs français, est intégré dans la 7éme édition du Panorama Top 250 des éditeurs de logiciels français qui vient d’être publié.

Le modèle Software-as-a-Service s’impose comme le modèle économique de référence : la part du chiffre d’affaires issue de l’activité SaaS/Services Internet atteint 32 % du chiffre d’affaires total des éditeurs du panel en 2016 (+7 points par rapport à 2015).

Les jeunes pousses privilégient le modèle SaaS plus flexible pour un démarrage d’activité et facilité par les offres mises à disposition par des fournisseurs de services cloud comme OVH ou Amazon Web Services.

Près d’un éditeur sur deux ayant créé son activité depuis moins de 8 ans privilégie désormais le modèle SaaS/Services Internet, relève Syntec Numérique sur la foi des données décortiquées par le cabinet d’audit et conseil EY.

Top 250 : Dassault Systèmes au-dessus de la mêlée

Dans le top 5 des éditeurs de logiciels informatiques figurent des acteurs incontournables comme Dassault Systèmes (2,69 milliards d’euros), Criteo (1,62 milliard d’euros), Ubisoft (1,45 milliard d’euros), Sopra Steria (557 millions d’euros) et Murex (460 millions d’euros).

En élargissant jusqu’à la dixième position, on retrouve d’autres poids lourds comme Cegedim (352 millions), Axway (301 millions), Cegid (289 millions), Gameloft (257 millions) et Neopost (190 millions).

Les Echos relève une tendance de la part des éditeurs à trouver des sources de financement à l’étranger. On vient de le voir avec Tinubu Square (crédit assurance) qui vient de lever 53 millions d’euros auprès du fonds Long Arc Capital installé à New York et Bpifrance (via son fonds Large Venture).

L’opération la plus marquante dans le secteur concerne l’éditeur lyonnais Cegid, qui devient un actif des fonds anglo-saxons Silver Lake Partners et AltaOne.

Cette tendance s’expliquerait par la difficulté des fonds français à soutenir des opérations de financement au-delà de 20 millions d’euros, selon Jean-Christophe Pernet, associé EY cité dans le quotidien économique.

Autre volet qui intéresse au plus haut point les éditeurs de logiciels : les difficultés de recrutement. 78 % des éditeurs déclarent rencontrer des soucis pour recruter en 2016 et 83 % soulignent la rareté des profils recherchés.

Infographie : les principaux points du nouveau Panorama

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*Les pure players sont les acteurs générant plus de 75% de leur chiffre d’affaires total via l’activité d’édition


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