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Smart City : déjà un enjeu électoral ?

La Smart City a beau être à l’origine un concept marketing, décliné pour la première fois en 2004 par IBM, elle masque des enjeux bien réels. En prise avec les défis actuels de l’espace urbain. La Smart City vise à optimiser l’utilisation des réseaux d’énergie (électricité, gaz), des ressources naturelles, des moyens de communication traditionnelle (transports multimodaux) et à gérer les données issues des capteurs électroniques, des échanges entre les habitants et avec l’administration, pour améliorer la qualité de la vie des habitants. Bien entendu, la nature et le périmètre des projets dépendent de la taille des collectivités locales qui les mettent en œuvre. Paris, l’île-de-France ou le Grand Lyon développent des programmes importants, en matière de transport ou de stationnement alors que des communautés de communes comme Strasbourg, Nice ou Bordeaux ciblent des projets plus modestes.

Proportion d’habitants vivant en villeen 2013 : 50%Prévision pour 2050 : 70%

Si ces projets sont loin d’être une évidence – ils passent par des remises en cause des organisations en place -, ils sont aussi riche de promesses. Tant pour l’administration, qui trouve là un levier de réduction des coûts, que pour les élus, qui y voient des projets médiatiques susceptibles d’incarner leur passage aux affaires. Et de leur valoir les votes d’une population jeune et fortement connectée. Le tout alors que les retours d’expérience, permettant de baliser le terrain, se multiplient comme le détaille notre dossier.

Dossier réalisé par Serge Escalé

Crédit photo : Natchapon L. / Shutterstock