Télégrammes : Backdoor chinoise chez Android, Evernote rétropédale, Pokémon Go star de Google 2016, Facebook outsource sur les fake news

AppsCollaborationLogicielsMobilitéPolitique de sécuritéRégulationsSécuritéSmartphones
0 6 Donnez votre avis

Avant les grands départs des vacances et les festivités des fêtes de fin d’année, il est temps de lire les télégrammes du soir.

700 millions de smartphones Android victimes d’une backdoor chinoise. La backdoor Android de la firme chinoise Adups Technology découverte en novembre dernier par Kryptowire pourrait avoir touché plus de modèles de smartphones que précédemment annoncé. Et aux constructeurs BLU, Infinix, Doogee, Leagoo, Iku, Beeline et Xolo initialement cités s’ajouteraient aujourd’hui des marques moins « exotiques » comme Archos, Lenovo, ZTE ou encore le fournisseur de composants Mediatek, rapporte la firme de sécurité Trustlook. Au total, 43 fabricants de téléphones (ou de composants) ont installé le firmware d’Adup dans leurs produits. Rappelons que, si le logiciel sert à l’origine à réaliser des mises à jour de firmware par les airs (FOTA), il permet également de récupérer les échanges de SMS, les contacts, l’historique des appels, les identifiants de la SIM (IMSI) et du téléphone (IMEI) aux dépens des utilisateurs et des constructeurs. Pas moins de 700 millions de terminaux Android seraient ainsi à la merci des indiscrétions de l’éditeur chinois incriminé.

Evernote fait machine arrière. Hier, nous vous faisions part de changement dans la politique de confidentialité d’Evernote. Pour améliorer son service de machine learning, la firme s’octroyait le droit de lire les notes non chiffrées des utilisateurs sans leur demander la permission. Une décision qui a provoqué un tollé auprès des utilisateurs avec des menaces de quitter définitivement le service à partir de janvier date à laquelle les modifications entreront en vigueur. Face à cette révolte, Evernote renonce à ce que ses employés puissent lire les notes des utilisateurs. «« Nous sommes ravis de ce que nous pouvons offrir aux clients d’Evernote, grâce à l’utilisation de l’apprentissage automatique, mais nous devons demander la permission, et ne pas supposer que nous l’avons. Nous sommes désolés d’avoir déçu nos clients, et nous sommes en train de revoir notre politique de confidentialité », précise le CEO dans une note.

Pokémon Go star de Google 2016. Pokémon Go, iPhone 7 et Donald Trump constituent dans l’ordre les trois premières requêtes le plus saisies sur Google à l’échelle planétaire en 2016, rapporte le moteur de recherche (qui arrête ses statistiques en novembre alors que l’année n’est pas finie et qu’on n’est jamais à l’abri du pire). Les disparitions de David Bowie et Prince ne portent les saisies liées à ces artistes qu’en 6e et 4e places respectivement. Hillary Clinton ne figure même pas dans les dix premières demandes. Mais elle arrive en seconde position, derrière son heureux rival à l’élection présidentielle, dans la catégorie People. En toute logique « US Election » fait la Une de la catégorie News. Et les requêtes liées au Brexit se positionnent en troisième position derrière… les Jeux Olympics de Rio. On notera que le Tour de France a la côte puisqu’il se classe sur la troisième marche du podium des événements sportifs. Mais les cyclistes ont moins passionné que les footballeurs de l’Euro 2016 qui pointe à la première place des événements sportifs pour les requêtes réalisées en France.

 

Facebook outsource le contrôle des fausses informations. Mark Zuckerberg a dévoilé un peu plus ses intentions pour éviter les faux contenus sur le réseau social. Et il est question d’avoir recours à des prestataires externes pour valider l’authenticité des informations. Les organisations tierces sur lesquelles Facebook s’appuiera auront la particularité d’avoir adhéré aux principes de l’International Fact-Checking Network, réseau mondial supervisé par le groupe Poynter. Elles se seront donc engagées à utiliser une méthodologie standardisée pour la vérification des sources, tout en acceptant de faire preuve de transparence sur leur financement ou encore leur organisation structurelle, explique ITespresso. Sur les 43 signataires recensés au 15 décembre, aucun n’est basé en France. Autour de nous, on citera Pagella Politica (Italie), El Objetivo La Sexta (Espagne), Full Fact (Royaume-Uni), Observador (Portugal), Valheenpaljastaja (Finlande) et TheJournal.ie (Irlande).


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur