Télégrammes : Facebook va chiffrer Messenger, Archos rallie Lora, Silent Circle tangue, Les hackers nord-coréens plus forts

M2MMobilitéOperateursPolitique de sécuritéRéseauxSécuritéSmartphones
1 3 Donnez votre avis

La chaleur s’installe sur la France lors du premier chassé-croisé, une petite halte sur les télégrammes du soir s’impose.

  • Facebook teste le chiffrement dans Messenger. Le réseau social ne veut pas rester en dehors de la tendance actuelle des messageries chiffrées comme Telegram ou Signal. Il a donc officiellement annoncé le lancement d’un test de chiffrement sur Messenger. Pour intégrer cette fonctionnalité baptisée « conversations secrètes », Facebook va s’appuyer sur le protocole Open Signal d’Open Whisper Systems. Un protocole déjà utilisé pour le chiffrement de bout en bout de WhatsApp. Facebook prévoit de démarrer progressivement cette fonctionnalité. L’utilisateur devra l’activer (opt in) et il sera restreint dans l’usage à un seul smartphone, tablette ou PC. Par ailleurs, Facebook avertit que le chiffrement ne concernera que le texte. Sont donc exclus les contenus riches comme les Gifs, les vidéos, la possibilité d’effectuer des paiements et d’autres fonctionnalités populaires de Messenger.
  • Archos se rallie à la Lora Alliance. En octobre 2015, Henri Crohas, le fondateur d’Archos, annonçait PicoWAN , une solution complète pour développer un réseau dédié à l’Internet des objets (IoT) à partir d’une antenne LPWA (basse consommation longue portée) intégrée à une prise électrique. Aujourd’hui, Archos annonce rejoindre la Lora Alliance, l’association de d’industriels des composants, d’opérateurs et d’éditeurs. « Aux côtés des autres membres, avec ses partenaires, Archos compte développer des solutions compatibles au protocole LoRaWAN, pour un écosystème plus large, satisfaisant les besoins technologiques et les contraintes budgétaires des entreprises privées comme publiques», déclare le fournisseur sur son blog. Qui n’en continuera pas moins d’exploiter son propre protocole Picowan pour proposer des solutions personnalisées.
  • Silent Circle dans la tourmente. La firme à l’origine du Blackphone ne se porte pas bien. Les ventes de smartphones sécurisés sont loin d’avoir atteint leur objectif. Silent Circle prévoyait 250 000 ventes, mais seulement 6 000 terminaux ont trouvé preneurs. Deux clients, BigOn Telecom, Kumion ont fait faux bond et American Movil a révisé à la baisse sa commande (de 100 000 à 6 000). Face à ces mauvaises nouvelles, Silent Circle pourrait réduire sa masse salariale d’une vingtaine de personnes. Pire, Geekphone, fabricant espagnol du smartphone, réclame à Silent Circle le remboursement de sa participation dans la société à hauteur de 5 millions de dollars. Autant d’éléments qui hypothèquent la sortie d’un BlackPhone 3.
  • Les cyberpirates de Corée du Nord de plus en plus forts. Selon des experts sud-coréens, la Corée du Nord serait dotée d’une armée de 6800 hackers. Lesquels gagneraient jusqu’à 866 millions de dollars par an à travers des actions de cyber-espionnage ou sur des sites de jeux en ligne. C’est Yu Dong-Yeol, le directeur de l’Institut coréen pour la démocratie libérale, à Séoul, qui avance ces chiffres à l’occasion d’une conférence. Selon lui, 1700 des ces pirates sont dédiés à des « missions personnelles ». Il n’est pas le seul à s’inquiéter de la nuisance informatique de ses voisins coréens. Au cours de l’événement, le chef du commandement de la sécurité et de la défense de Corée du Sud Cho Hyun-chun estime que les cyberactivités de la Corée du Nord ont « évolué et sont de plus en plus audacieuses ». On leur attribue notamment les attaques liées réseau Swift ou encore celui du studio Sony Pictures. A quand la prochaine ?

Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur