Télégrammes : Google teste les sites mobiles; l’IA s’intéresse à la musique; des antivirus malveillants; l’Arcep consulte pour l’IoT

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6,30 m, 6,50 m, 6,60 m… Paris est en alerte mais les télégrammes du soir restent au-dessus de la ligne de flottaison.

  • Google teste vos sites sur mobile. Sur son blog Small Business, Google annonce la disponibilité d’un outil gratuit permettant de tester l’adaptation d’un site Internet aux supports mobiles, ainsi que la rapidité d’affichage (sur mobile mais aussi desktop). Accessible depuis une URL, l’outil affiche les scores sur 100 d’un site sur ces aspects et envoie par mail un rapport plus détaillé. Le score de ‘Mobile-friendliness’ est censé refléter la qualité de l’expérience des internautes surfant sur un site depuis un smartphone. Ceci inclut une navigation adaptée et la publication des informations les plus importantes en haut de page et au centre.
  • Quand les antivirus se transforment en ransomware. On croyait que les logiciels anti-virus nous protégeaient des menaces et c’est l’inverse qui peut se passer. Ce sont, en exergue, les conclusions d’une étude que le Fraunhofer Institute a mené sur 7 logiciels édités par Avira, Kaspersky, McAfee, Malwarebyte, Eset, Cheetahmobile et AndroHelm. Comme tous les logiciels, ces antivirus ont des failles de sécurité exploitables à distance à cause du système de mise à jour mal sécurisé. Dans certains cas, la liaison n’est pas chiffrée, dans d’autre les certificats ne sont pas à jour ou pas vérifié. Résultats, un pirate qui se branche sur la connexion (via un hotspot Wifi public par exemple) au moment d’une mise à jour du logiciel peut manipuler les fichiers ou injecter du code malveillant sur la machine de l’utilisateur. Les chercheurs du Fraunhofer ont ainsi réussi à désactiver les fonctions de sécurité des logiciels de sécurité, ou encore à volé des données personnelles. Dans un cas, ils ont même réussi à activer par SMS le système de verrouillage du PC transformant potentiellement l’antivirus en ransomware. Alerté, les éditeurs cités ont, depuis, comblé les failles de leurs produits. Mais les autres ?
  • L’IA de Google écrit sa première chanson. Un projet de la firme de Mountain View s’est servi du machine learning pour créer une mélodie au piano de 90 secondes. Le réseau neuronal ne disposait que de 4 notes pour créer son œuvre. Les basses et l’orchestration ont été rajoutées une fois la mélodie trouvée pour l’agrémenter. Ce projet s’inscrit plus globalement dans le programme Magenta qui vise à pousser le machine learning dans la création artistique et musicale. Sur le plan technique, Magenta s’appuie sur la technologie TensorFlow, que Google a récemment placé en Open Source.
  • L’IoT sous consultation publique. Face aux enjeux de l’Internet des objets (IoT) et des développements commerciaux qui s’en dégageront assurément, les pouvoirs publics entendent élargir les ressources des réseaux bas débit et longue portée (LPWA) qui permettront aux milliards d’objets connectés qui s’annoncent d’échanger leurs données. Sous l’impulsion d’Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au Numérique, l’Arcep, le régulateur des télécoms, et l’Anfr, l’agence chargée des fréquences en France, lancent une consultation public pour l’usage de nouvelles bandes de fréquences sous le 1 GHz. Actuellement, la bande libre 864 MHz est utilisée par les différents acteurs de l’IoT comme Sigfox, Qowisio, M2pcity ou les opérateurs qui s’appuient sur Lora. Mais elle est réglementée et limitée à 6 minutes d’occupation par heure. Trois bandes essentiellement utilisées par la Défense aujourd’hui ont été identifiées pour élargir ces usages : les 863-870 MHz, 870-876 MHz et 915-921 MHz. Ouverte jusqu’au 18 juillet, la consultation publique sur les besoins de ces trois bandes débouchera sur une consultation plus large de l’Arcep sur le développement de l’IoT

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