Télégrammes : Google WiFi arrive en France, Ecran iPhone 8, Des acteurs IT collaborent avec Moscou, Résultats BlackBerry

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Premier week-end d’été et plus d’élections en vue, il est temps de profiter du soleil et de lire les télégrammes du soir.

Google WiFi débarque en France. Le routeur WiFi proposé par Google sera commercialisé le 26 juin prochain dans l’Hexagone. C’est sur sa page Google + que la firme annonce cette sortie à travers une petite animation agrémentée d’une phrase : « hey, on a une petite surprise pour vous… disponible dès lundi ». Le tout est suffisamment explicite pour savoir qu’il s’agit du lancement du Google WiFi. Ce dernier a été présenté à la conférence I/O de 2016 et il est déjà disponible aux Etats-Unis au prix de 129 dollars. Cet équipement est équipé d’un processeur quadri-cœur, d’un moteur de transfert de paquets, et d’un double port Ethernet Gigabit. Il est conforme au standard 802.11 ac. Google entend se différencier avec une technologie optimisant la connectivité en fonction des usages au sein de la maison ou d’une salle.

Très haute résolution pour l’iPhone 8. A l’approche de l’arrivée de l’iPhone 8 à la rentrée, les rumeurs s’enchainent aux spéculations sans tarir. Après un hypothétiquement probable écran bord à bord de 5,8 pouces, c’est sa résolution qui a été scrutée par les sites MacRumours et BGR. Dans les statistiques des profils des terminaux des visiteurs de leurs pages respectives, nos confrères ont constaté plusieurs connexions d’appareils inconnus tournant sous iOS 11 et ayant une définition de… 375 par 812 pixels. Une résolution relativement modeste qui fait immédiatement penser aux écrans Retina. Ces derniers disposent en réalité d’une définition de base plus que doublée. Par exemple, les 1242 x 2208 pixels de l’iPhone 7 Plus ressortent en 414 x 736 pixels. En déduction sur la base d’un rapport de 3, la résolution de l’iPhone 8 pourrait atteindre les 1125 x 2436 pixels. A comparer au 1440 x 2960 des Galaxy S8 et S8+ du concurrent Samsung. Encore quelques longues semaines avant de le vérifier.

Cisco, IBM, HPE et SAP collaborent avec Moscou. Selon une enquête de Reuters, plusieurs fournisseurs de technologie, dont Cisco, IBM et SAP, ont accédé aux demandes de la Russie visant à vérifier la sécurité de leurs produits. Les autorités de Moscou demandent notamment aux fournisseurs l’accès au code source des solutions de sécurité, comme des firewall ou des antivirus mais aussi les logiciels ayant recours au chiffrement, avant d’accepter l’importation de ces technologies sur le sol russe. Selon Reuters, ces demandes émanant du FSB (le nouveau nom du KGB) se sont multipliées depuis 2014. Objectif officiel : vérifier que les systèmes vendus en Russie ne renferment pas des backdoors implantés par des services secrets étrangers. Mais, à l’heure où le Kremlin est accusé de multiplier les cyberattaques hors de ses frontières (Etats-Unis, Ukraine, Allemagne, France…), l’accès à ces informations pourrait aussi améliorer les capacités offensives des hackers russes, même si les fournisseurs expliquent que les accès au code source se font dans des locaux sous contrôle, afin d’empêcher les copies ou les altérations du code. Selon Reuters, si la plupart des grands noms de l’industrie collaborent, Symantec a, de son côté, préféré se soustraire aux demandes de Moscou, jugeant un des labos chargés d’examiner ses produits insuffisamment indépendant du gouvernement russe. Quitte à se couper d’un marché IT estimé à 18,4 Md$ par an.

Blackberry augmente ses revenus Services et Softwares. En apparence, Blackberry commence bien l’année fiscale 2018. A cours de son premier trimestre, qui a pris fin le 31 mai, le Canadien affiche un chiffre d’affaires de 235 millions de dollars. Dont 92 millions (39%) issu de l’activité Software et Services. Mais ce résultat bien éloigné des 400 millions enregistrés le 31 mai 2016. Une différence qui s’explique par le recul du chiffre d’affaires des ventes de smartphones (passé de 152 millions à 37) qui entraine inévitablement celui du SAF (système des frais d’accès) directement lié (aujourd’hui à 38 millions contre 106 un an plus tôt). En revanche, l’activité Software et Services, fer de lance de l’entreprise depuis l’arrivée de John Chen à sa tête en 2013, progresse de 10 millions de dollars en un an. Et les revenus issus de la propriété intellectuelle passent à 32 millions contre 25. « Au premier trimestre, nous avons fait de grands progrès en renforçant notre position stratégique sur les marchés émergents, notamment la cybersécurité et l’Enterprise of Things », a commenté John Chen. Le CEO se veut confiant pour le reste de l’année. « Nous nous attendons à une croissance supérieure ou égale à l’ensemble du marché des logiciels et des services. » Wait and see.


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