Télégrammes : Le gouvernement UK surveille Atos, Droit à l’oubli géolocalisé pour Google, LinkedIn généreux, Niel plus fortuné que Drahi

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Si pour Jean-Vincent Placé, les réseaux sociaux ne doivent pas faire la loi, les télégrammes du soir compilent l’actualité pour les lecteurs.

Le gouvernement britannique réexamine ses contrats avec Atos, après un rapport parlementaire très critique sur la gestion de différents projets IT et notamment sur celui de la mise en place d’un système IT permettant d’extraire les données des médecins de toute l’Angleterre. Le montant de ce contrat était initialement estimé à 14 millions de livres sterling (18 millions d’euros) pour grimper à 40 millions £ (51,6 millions d’euros). La commission parlementaire, face à cette dérive, avait demandé au gouvernement de revoir ses contrats avec la SSII française. Le Cabinet Office s’appuie donc sur cette demande pour amorcer « un examen de tous les contrats passés entre Atos et le gouvernement central pour un montant annuel de 10 millions de livres sterling ». De son côté Atos se déclare prêt à collaborer avec l’administration centrale sur ce sujet.

Le droit à l’oubli de Google un peu plus conforme aux exigences européennes. Ce droit entériné par la Cour de Justice de l’Union européenne a eu bien du mal à être appliqué. Les CNIL européennes demandaient notamment une application à l’ensemble du moteur de recherche, y compris le .com, des demandes de déréférencement. Une solution refusée par Google. Mais devant les risques d’amendes (la CNIL Française a mis en demeure Google d’étendre le droit à l’oubli), Google vient d’annoncer que le déréférencement se ferait pour l’ensemble des extensions y compris le.com. Pour cela, la firme américaine s’appuie sur « les signaux de localisation comme les adresses IP pour restreindre l’accès à une URL sur tous les domaines de Google, y compris Google.com ». Il reste à savoir si cet artifice technique aisément contournable par un VPN satisfera les CNIL ou si elles demanderont encore des efforts à Google.

Le patron de LinkedIn est généreux avec ses employés. Jeff Weiner vient de renoncer à sa prime annuelle, soit l’équivalent de 14 millions de dollars, pour la redistribuer à ses collaborateurs. 9200 salariés vont donc voir sur leur feuille de salaire, une prime d’environ 1500 dollars. Un geste fort au moment où les résultats financiers du réseau social pour les professionnels ont été sanctionnés par les analystes et la bourse. L’action avait dévissé de 30% pour atteindre 137 dollars. Les inquiétudes portent sur les prévisions du 1er trimestre 2016 de LinkedIn avec un bénéfice net de 55 cents par action sur un chiffre d’affaires de 820 millions de dollars. Jeff Weiner garde par contre sa rémunération fixe de 800 000 dollars.

Forbes montre que Xavier Niel a pris le pas sur Patrick Drahi. Bataille de chiffres mais surtout de valorisation. En effet, dans le classement des milliardaires, le patron d’Iliad pointe à la 132ème place avec 8,6 milliards de dollars contre 5,9 milliards de dollars pour le dirigeant d’Altice qui se retrouve à la 205ème place. Cette chute (passant de 16 milliards à 5,9) de Patrick Drahi s’explique par la dévalorisation d’Altice qui a fondu en une année. Le tycoon des télécoms a été gourmand l’année dernière en rachetant SFR, Portugal Telecom et aux Etats-Unis, Cablevision et Suddenlink. Les deux milliardaires restent néanmoins loin des premières places toujours trustées par Bill Gates avec une fortune estimée à 75 milliards de dollars.


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