Télégrammes : Open365 en version bêta, Snowden accélérateur de chiffrement, Centrale nucléaire allemande infectée, Orange solide

BureautiqueCloudLogicielsMalwaresMobilitéOpen SourceOperateursPolitique de sécuritéRéseauxSécurité
1 1 Donnez votre avis

Moins loin que le contrat du siècle de DCNS avec l’Australie, voici les télégrammes du soir.

Open365 à l’assaut d’Office 365. Dans la suite de CODE qui, en décembre dernier, dévoilait les premiers pas de LibreOffice Online pour les développeurs, voici une initiative plus aboutie : Open365. Elle est l’œuvre de la team derrière EyeOS et propose, depuis son navigateur, de pouvoir lancer, éditer, partager et synchroniser des documents dans un traitement de texte, un tableur ou un éditeur de présentation. Open365 comprend aussi un client de messagerie basé sur KDE. La suite Open Source n’oublie pas le stockage avec un hub de 20 Go. Actuellement en version bêta, cette initiative se veut clairement un concurrent d’Office 365 de Microsoft et des Google Apps.

Snowden a fait gagner 7 ans au chiffrement. Selon James Clapper, le directeur de la NSA, Edward Snowden a eu une grande influence sur le développement des technologies de chiffrement fort faciles d’utilisation. « A la suite des révélations de Snowden, les débuts du chiffrement commercial ont accéléré de sept ans », a estimé le directeur de l’agence, au cours d’un petit-déjeuner avec la presse américaine. Sauf que Clapper déplore bien-sûr ce bond en avant : cette accélération du calendrier aurait, selon lui, « des conséquences profondes sur notre capacité à collecter (des données, NDLR), en particulier contre les mouvements terroristes ». Poussé à s’expliquer sur ce décalage de 7 années, James Clapper a expliqué que celui-ci était basé sur des prévisions effectuées par la NSA avant les fuites Snowden, qui ont débuté en 2013. Rappelons que l’agence de renseignement a toujours porté un œil très attentif aux technologies de chiffrement… afin de les subvertir ou de les affaiblir (Lire par exemple « Comment la NSA a (probablement) cassé le chiffrement par VPN »). Celles-ci sont en effet un obstacle à l’écoute à grande échelle des communications qu’affectionne Fort Meade.

Un malware dans une centrale nucléaire allemande. A la date anniversaire de l’accident de Tchernobyl, un audit de sécurité a découvert la présence d’un malware sur le système d’information de la centrale Gundremmingen en Bavière. Une infection, mais pas une attaque, précisent les responsables allemands de la centrale. Pour eux, le malware, dont le nom n’a pas été divulgué, a été injecté dans le réseau via un périphérique de stockage (clé USB). Toujours pour rassurer, ils expliquent que le logiciel malveillant a touché le SI, mais pas les systèmes industriels Scada. Heureusement, car le bloc infecté se charge de la gestion du combustible de la centrale. Par précaution, les systèmes ont été mis en quarantaine. Mais les explications ne satisfont pas Eugène Kaspersky. Ce dernier est parti en croisade contre les menaces sur les systèmes industriels, probablement poussé par l’apparition d’une offre de sécurisation des Scada chez l’éditeur qu’il a fondé. Pour lui, l’exemple de Gundermmingen doit alerter les consciences sur les risques potentiels de sabotage des infrastructures essentielles.

Résultats solides pour Orange. Oublié l’échec de la fusion avec Bouygues Telecom. Lors du premier trimestre 2016, Orange a engrangé un chiffre d’affaires en hausse de 0,6% (à plus de 10 milliards d’euros). C’est le troisième trimestre consécutif de croissance (données à base comparable). L’Ebitda retraité se situe à 2,569 milliards d’euros (soit 25,7% du chiffre d’affaires global). Une bonne tenue en raison de « la croissance du chiffre d’affaires » et du « contrôle des coûts ». Le Pdg Stéphane Richard met en avant « la stratégie de différenciation par la qualité et l’investissement » et « une solide performance commerciale ». Quelles que soient les zones (Europe, Afrique, Moyen-Orient) et les réseaux haut débit (fixes et mobiles) considérés. En France, le chiffre d’affaires enregistre une diminution de 0,7% « liée pour la plus large part à la baisse accrue de l’itinérance nationale ».


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur