Télégrammes : PadCrypt, l’extorsion assistée, Windows 10 réinitialise les apps, IBM démocratise la blockchain, un PC Microsoft modulaire.

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Ardent défenseur du tiers-monde, homme cultivé et francophone, l’ancien secrétaire général des Nations unies Boutros Boutros-Ghali aurait-il apprécié les télégrammes du soir ?

  • PadCrypt, un ransomware doté d’un service client. Une société de sécurité Suisse, abuse.ch, a découvert un rançongiciel d’un genre un peu spécial. En effet, PadCrypt, qui serait de la famille de Cryptowall, a la particularité d’intégrer un module de messagerie instantanée. La victime peut ainsi être guidée en temps réel par le pirate pour régler sa facture et recevoir un code pour débloquer ses fichiers. C’est la première fois qu’un module de chat est embarqué dans un ransomware. Pour Lawrence Abram, spécialiste des malwares, ce procédé peut aboutir à augmenter la rentabilité du rançongiciel en guidant les victimes dans le processus complexe du paiement.
  • Windows 10 réinitialise encore les apps et les paramètres par défaut. On pensait que la leçon avait été apprise lors des autres mises à jour, mais le dernier update reprend les mauvaises habitudes. En particulier, la mise à jour KB 3135173 est pointée du doigt par plusieurs internautes qui ont eu la désagréable surprise de voir plusieurs applications revenir dans le giron de Microsoft. Ainsi, pour lire les fichiers PDF, plus besoin d’un outil tiers, ils sont lus directement dans Edge. Idem pour les utilisateurs de la visionneuse d’images Irfanview qui se voit contraint de passer par le lecteur photo de Microsoft. Pire quand la personne veut repasser sur son logiciel, l’OS lui retourne le facheux « une app cause un problème ». La solution peut-être d’enlever l’update fautif.
  • IBM en pince pour la blockchain. La blockchain a de l’avenir. Chez IBM du moins. Big Blue projette d’élargir à l’entreprise l’usage de la technologie visant à protéger tous risques de manipulations transactionnelles et lance Blockchain-As-A-Service for Developers. Pour l’heure, l’entreprise d’Armonk délivre près de 44 000 lignes de code au projet Hyperledger géré par la Linux Foundation. L’idée est d’aider les développeurs à construire facilement des registres distribués permettant d’échanger de manière sécurisée n’importe quel contenu de valeur. La transparence des transactions que permettrait l’application de la blockchain permettrait de renforcer et simplifier nombre de processus en entreprise via Internet, comme les transactions financières ou la chaine logistique, et accessoirement lui donner un horizon plus élargi que celui du Bitcoin. Le service est déployable sur le Paas Bluemix ou sur des mainframe z Systems.
  • Microsoft travaille sur un PC modulaire. Après le smartphone le PC ? Microsoft a déposé un brevet (en juillet 2015) de PC modulaire. L’idée est de permettre à l’utilisateur de personnaliser un PC tout-en-un (All-in-one) grâce à des modules de diverses capacités selon les besoins de stockage, de capacité de calcul ou d’affichage, de mémoire vive, etc. Selon les schémas déposés par Redmond, la configuration tournerait autour d’un écran posé sur un socle sur lequel viennent se greffer les éléments personnalisables. Autrement dit, un moyen de faire évoluer un PC sans avoir à sortir le tournevis pour remplacer les cartes de l’unité centrale. Si le brevet de Microsoft n’est pas sans faire penser au projet Ara de Google de smartphone modulaire, il n’est pas le seul à travailler sur cette idée d’extensions simples à intégrer pour améliorer un PC. Alienware (Dell), Acer ou Lenovo sont aussi sur les rangs.
Crédit photo : Aleksandar Mijatovic-Shutterstock

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