Télégrammes : Randstad + Monster, 1 million de miles au chasseur de bugs, Open Source pour les agences US, Alibaba, le Cloud pour cibler la Chine

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S’il y avait une médaille d’or de la régularité, elle serait à coup sûr décernée à nos télégrammes du soir…

  • Recrutement : Randstad se paye Monster. Randstad Holding, fournisseur de services dédiés aux ressources humaines et réseau d’agences d’intérim (coté sur Euronext Amsterdam), va acquérir Monster Worldwide (coté sur le NYSE), qui a réalisé un chiffre d’affaires de 667 millions de dollars en 2015. La transaction s’élève à presque 430 millions de dollars. Le groupe acquéreur propose de reprendre chaque action Monster pour 3,40 dollars. C’est un bonus de 22,7% par rapport au cours de l’action à la clôture du marché le 8 août 2016. La transaction doit être bouclée d’ici la fin de l’année. Acteur traditionnel créé en 1960, Randstad attend essentiellement des synergies technologiques avec Monster, un pure player du recrutement apparu à la fin des années 90. Ce dernier investit depuis des années dans le Big Data, un segment sur lequel Randstad s’est également illustré récemment.
  • Un million de miles pour un chasseur de bugs de 19 ans. Un Néerlandais de 19 ans, Olivier Beg, vient de se voir octroyer un million de miles par la compagnie aérienne United Airlines, dans le cadre du bug bounty de l’entreprise. Ce programme de chasse aux bugs ne bénéficie que de récompenses de ce type et non d’espèces sonnantes et trébuchantes comme peuvent en aligner Apple ou Google. Le chercheur, qui habite Amsterdam, a communiqué au total 20 failles à United, la plus sévère d’entre elles ayant été récompensé de 250 000 miles gratuits (la prime maximale s’élève à 1 million de miles, un niveau qu’ont atteint plusieurs chasseurs de failles déjà). Olivier Beg a commencé à dépenser son pécule en se rendant à une conférence sur le hacking qui se tenait cette semaine à Las Vegas. Un déplacement gratuit pour lui… excepté les 5 euros de taxe d’aéroport.
  • Les codes des agences US versés en Open Source. La Maison Blanche vient de mettre en œuvre son programme invitant les agences fédérales américaines à reverser certains des codes de leurs applications internes en Open Source. Dans un mémo adressé aux agence, le DSI Tony Scott et la responsable des achats Anne E. Rung expliquent que cette politique d’ouverture a pour objectif d’optimiser les coûts de fonctionnement et l’efficacité des missions des agences fédérales. Lesquelles dépensent chaque année 6 milliards de dollars dans des logiciels, y compris en développement Open Source, dont nombre d’entre eux pourraient être partagés entre plusieurs organisations gouvernementales. De même, en rendant accessibles les sources, le gouvernement a l’intime conviction qu’il bénéficiera des améliorations et évolutions apportées par les développeurs. Les sources seront accessibles sur le site www.code.gov. A noter néanmoins que certaines applications, particulièrement celles de la NSA (National Security Agency), sont appelées à rester cloitrées entre les murs de l’agence.
  • Alibaba : un Cloud pour s’implanter en Chine. A l’heure où la Chine incite de plus en plus ses entreprises à se tourner vers les technologies et solutions nationales, le groupe Alibaba fait l’inverse. Selon Reuters, Alibaba Cloud, la branche Cloud du géant du e-commerce, se déclare prête à aider les entreprises étrangères à investir le marché chinois. Cette initiative concrétisée par le programme AliLaunch aurait déjà séduit 11 partenaires dont l’Allemand SAP, le Japonais Hitachi Data Systems ou encore l’Américain AppScale Systems.

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