Télégrammes : Huawei à Dubaï, SAP sur Azure, VeraCrypt sans backdoor, Nouvelles fréquences pour l’IoT

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La sonde européenne Schiaparelli se pose sur Mars ? Redescendez sur terre avec nos télégrammes du soir.

Huawei installe deux datacenters dans l’aéroport de Dubaï. Le fournisseur chinois Huawei pose ses valises au pharaonique aéroport de Dubaï. Il y construira ce qui est présenté comme le premier datacenter modulaire certifié Tier III. Un second équipement de même nature viendra se greffer au dispositif par la suite, afin de proposer un fonctionnement en miroir. Les salles seront connectées par les liens en fibre optique qui font le tour de cet aéroport recevant quelque 230 000 passagers par jour. Les deux datacenters doivent servir les besoins de l’opérateur de l’aéroport, Dubaï Airports.

SAP SuccessFactors débarque sur Azure. Le premier éditeur européen, SAP, va placer sa solution Saas de gestion des RH SuccessFactors sur Azure, le Cloud du premier éditeur mondial. L’accord a été annoncé par le Pdg de Microsoft, Satya Nadella, lors du Gartner Symposium. Si ce partenariat n’est pas réellement une surprise – plusieurs solutions SAP (Business Suite, All-in-One, Mobile Platform, ASE et l’édition développeur de la Hana platform) étant déjà certifiées sur Azure -, il montre une inflexion dans la stratégie de l’éditeur européen, qui a racheté SuccessFactors en 2011. C’est en effet la première fois que la solution de gestion des RH est proposée sur un Cloud public tiers. Même si SAP compte bien continuer à offrir SuccessFactors depuis ses propres datacenters. SuccessFactors, solution qui compte aujourd’hui 42 millions d’utilisateurs selon SAP, doit débarquer sur Azure au premier trimestre 2017.

VeraCrypt comble ses failles. Après un mois de travail, entre le 16 août et le 14 septembre, Quarkslab vient de rendre publiques les conclusions de son audit sur VeraCrypt, le logiciel de chiffrement Open Source issu d’un fork de TrueCryp, un projet abandonné en 2014. TrueCryp est aujourd’hui développé par Idrix. L’audit avait été commandé par l’Open Source Technology Improvement Fund (OSTIF) pour notamment s’assurer qu’aucune backdoor ne figurait dans l’application afin de garantir la confidentialité des données de ses utilisateurs. VeraCrypt est notamment prisé des journalistes et activistes. Si une vulnérabilité critique a été identifiée dans la version 1.18 du logiciel et corrigée dans la version 1.19, Quarkslab n’a, en résumé, pas trouvé trace de backdoor. Le doute pesait d’autant plus que, début août, des emails échangés entre l’OSTIF et Quarkslabs avait été dérobés. Sans accuser personne, l’OSTIF y voyait l’intervention d’un organisme d’Etat.

De nouvelles fréquences pour l’IoT en 2017. l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) et l’ANFR (Agence nationale des fréquences) viennent de publier la synthèse de la consultation publique sur les opportunités d’usage des bandes 862 - 870 MHz, 870 - 876 MHz et 915 - 921 MHz pour l’Internet des objets (IoT). Trois bandes aujourd’hui principalement réservées au ministère de la Défense. Entre le 3 juin et le 18 juillet, pas moins de 33 contributions ont été envoyées de la part des opérateurs (y compris Iliad/Free qui n’a pas d’activité dans l’IoT à ce jour), des équipementiers (Cisco, Nokia, Huawei…), de fournisseurs de composants (Qualcomm, Kerlink…), d’organismes de normalisation (Afnor, Afnum), de transporteurs (SNCF), d’associations professionnelles et même d’un particulier. Une vague de contributions qui confirme l’intérêt des acteurs pour le développement de l’IoT en France et à l’échelle européenne. Fort de cette synthèse, le régulateur des télécoms entend maintenant proposer un schéma d’harmonisation de ces bandes de fréquences au niveau européen. Concernant la France, l’ANFR proposera au Premier ministre des modifications du Tableau national de répartition des bandes de fréquences (TNBRF) dès 2017 afin de sécuriser l’accès à ces ressources hertziennes, limitées donc rares et convoitées. L’Arcep rappelle de son côté que cette consultation s’inscrit dans la démarche qu’elle a engagé en début d’année autour du développement de l’IoT par les entreprises en France.


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