Test : Nokia 5, un Android sans surcouche, performant et accessible

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Nokia repart à la conquête du marché mobile grâce à HMD Global qui a conçu le Nokia 5, un smartphone Android de milieu de gamme qui tient la route.

Après avoir vendu son activité mobile à Microsoft en 2013 pour plus de 5 milliards d’euros, Nokia a décidé de revenir sur le marché des terminaux mobiles en 2017 en confiant la licence de sa marque à HMD Global. Après le lancement en forme de clin d’oeil d’une nouvelle version de l’iconique 3310 en mai dernier, les Nokia 3, 5 et 6 sous Android s’apprêtent à débouler sur le marché français. Nous avons eu l’occasion de prendre quelques jours en main le Nokia 5 qui, reconnaissons-le tout de suite, nous a laissé une agréable impression pour un modèle de sa catégorie, à savoir le milieu de gamme.

Interface micro USB classique pour ce milieu de gamme
Interface micro USB classique pour ce milieu de gamme

Certes, à 220 euros (prix conseillé), il ne faut pas espérer avoir de 4G+, ni d’interface USB C et encore moins 4 Go de mémoire vive mais seulement 2 (1,8 Go dans les faits selon les mesures de l’application de test AnTuTu). Le modèle n’offre pas davantage de résistance à l’humidité ou la poussière ou même un voyant lumineux de notifications. Le stockage interne s’étend néanmoins à 16 Go (dont plus de 7 occupés par le système) et pourra être largement complété jusqu’à 128 Go par micro USB (ce qui alourdit d’autant le coût de l’appareil, on en convient).

Sécurité renforcée par un capteur d’empreinte

Boutons de volume et activation/arrêt sur la tranche gauche, emplacements SIM et microSD côté droit
Boutons de volume et d’activation/arrêt sur la tranche gauche, emplacements SIM et microSD côté droit

Malgré son positionnement, HMD a fait le choix de proposer un capteur d’empreintes digitales sur la face avant en lieu et place du bouton d’accueil. Un bon point pour la sécurité. Le capteur peut enregistrer plusieurs profils d’empreintes (au moins trois, nous ne sommes pas allés plus loin).  Les touches de navigation sont figées de part et d’autre : le retour arrière à gauche et l’affichage des applications ouvertes à droite. Du classique que l’utilisateur ne pourra donc pas personnaliser (à l’exception de la durée d’éclairage des touches de navigation).

Performances confirmées

Des bords renforcés par du plastique durci. Antichutes ?
Des bords renforcés par du plastique durci. Antichutes ?

Globalement, le Nokia 5 répond parfaitement aux besoins des usages les plus élémentaires, à savoir l’exécution des applications courantes. Messagerie, réseaux sociaux, communications téléphoniques, connexions au réseau, GPS, lecture de vidéos, prises de vue et même jeux de type Subway Surfer ou Temple Run, qui se sont exécutés sans faillir. C’est tout juste si nous avons constaté une image légèrement saccadée dans la cinétique de jeux 3D en démonstration du test d’AnTuTu. De toute évidence, le choix de livrer l’appareil sous Android (7.1.1 en l’occurrence) sans surcouche se révèle profitable. Combinée aux Snapdragon 430 octo-coeur et GPU Adrino 405 de Qualcomm, cette configuration épurée procure une fluidité d’exécution des applications qui n’a rien à envier aux modèles plus haut de gamme à nos yeux. En revanche, aucun gestionnaire de fichiers n’est présent par défaut sous forme d’application. Il faut aller chercher la fonction au fin fonds du menu des paramètres de stockage.

Autonomie appréciable

Deux jours d'autonomie au minimum
Deux jours d’autonomie au minimum

Une simplicité qui profite également à l’autonomie. Deux jours après sa charge complète (en moins de 3 heures), la batterie conservait encore 11% de charge, soit environ 5 heures d’autonomie sachant que celle-ci était passée en mode économie à 15%. Ce mode réduit la luminosité de l’écran, les performances globale du système et désactive certaines fonctions comme la vibration ou l’affichage des notifications avant l’ouverture des applications concernées. Le mode économie est paramétrable à 5% de charge ou désactivable.

Application photo basique

Le mode macro assure de beaux flous d'arrière-plans même en mode automatique
Le mode macro assure de beaux flous d’arrière-plans même en mode automatique

L’absence de surcouche se ressent néanmoins dans l’application appareil photo. Celle-ci est sobre pour ne pas dire basique. Mais toutes les fonctions pour prendre des photos de bonne facture, y compris en mode rapproché avec de beaux arrières plans flous, répondent présent. En mode automatique, le choix du sujet de mise au point est ainsi proposé, mais pas la mesure de luminosité.

Un mode manuel propose d’affiner les paramètres avec choix de macro ou infini, de matrice de mesure de luminosité (sur un point précis, au centre de l’objectif ou sur l’ensemble du capteur), balance des blancs et luminosité contrôlée. Le mode Panorama s’agrémente d’une assistance où un pointeur aide à maintenir l’appareil à la bonne hauteur lors de la prise de vue. Sur l’écran, il est également proposé d’afficher un niveau (pour informer de l’horizontalité du cadrage), une grille de repères (mode Consigne) et même une boussole (dont on ne sait trop quoi faire). L’application se dote également d’un mode TouchUp dont, avouons-le, nous n’avons pas compris l’utilité ni perçu la différence avec le mode automatique. La qualité des photos est bonne dans l’ensemble avec un équilibrage de la luminosité bien gérée même dans les contrastes prononcés. Son zoom numérique est très acceptable.

Bon équilibrage de la luminosité dans l'ensemble
Bon équilibrage de la luminosité dans l’ensemble
Et zoom numérique acceptable
Et zoom numérique acceptable

La vidéo de 1080p propose un mode accéléré jusqu’à x3 et ralenti jusqu’à x1/3 (mais en 480p) et x1/2 (en 720p). Les 13 mégapixels (12 Mo selon AnTuTu) du capteur dorsal ne sont disponibles qu’en format 4:3. On tombe à 8 mpx en 16:9. Et 8 mpx en frontal (6 en 16:9).

Le choix de l’aluminium

Le boitier monocoque en aluminium assure une diffusion homogène de la chaleur
Le boitier monocoque en aluminium assure une diffusion homogène de la chaleur

Attardons-nous enfin sur le design. Le Nokia 5 enrobe son écran 5,2 pouces (en résolution 1280 x 720 « seulement » mais cela n’altère pour autant pas la qualité d’affichage) d’une coque en aluminium aux bords et coins arrondis du plus bel effet. L’avantage est que la coque répartit de manière assez homogène la dissipation de la chaleur. Le capteur photo et son flash sont par ailleurs intégrés dans le boîtier au centre (ce qui évite au mieux la rencontre malencontreuse d’un doigt au moment de la prise de vue). Les boutons volume et marche/arrêt se situent tous les deux sur la tranche droite. A gauche, les emplacements des cartes SIM et micro SD. Le contact est très agréable au toucher, même si l’appareil tend à  glisser des mains lorsque la peau est sèche. Notons que les bords supérieur et inférieur semblent renforcés par une bande en plastique durci. De quoi mieux protéger le boîtier en cas de chute ? Nous n’avons pas pris le risque d’essayer.

Conclusion

Répétons-le, le Nokia 5 est un smartphone Android qui affiche un bon rapport qualité/prix. Les performances sont au rendez-vous pour des usages courants et la batterie assure une autonomie de 2 jours fort appréciable.  Avec un produit de qualité à un tarif des plus abordable, Nokia met tout en oeuvre pour réussir son retour dans le secteur de la mobilité. Il restera à vérifier que le lancement suscitera l’intérêt des consommateurs sur le très concurrentiel marché du milieu de gamme.


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