Thales devient opérateur mobile virtuel de 4G sécurisée

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Thales fera ses premiers pas début 2016 comme opérateur mobile virtuel avec Eiji, une offre mobile 4G résiliente et taillée pour la sécurité des données.

Thales fait évoluer son offre de service de communication. A l’occasion de Milipol Paris 2015, le salon dédié au secteur de la sécurité pour les professionnels, la société française de cybersécurité a présenté Eiji, une offre de téléphonie mobile 4G sécurisée et à haute disponibilité dont le concept avait été présenté il y a deux ans au cour du même événement. Un concept aujourd’hui consolidé. « Thales devient opérateur mobile virtuel, nous précise Jérôme Brouet, responsable produit du fournisseur de solutions pour l’aérospatiale. Nous proposons une offre mobile sécurisée et résiliente. »

Baptisée Eiji (terme japonais évoquant la sérénité) l’offre sera adressée, en début d’année 2016 en France, sous forme d’abonnements forfaitaires aux forces de sécurité publique, aux opérateurs d’importance vitale (OIV) et aux grands groupes du secteur privé principalement. Elle vise à répondre aux besoins de mobilité des équipes pour lesquelles la sécurité est primordiale tant d’un point de vue de la confidentialité des communications que de la capacité à disposer d’un accès au réseau mobile. Sur ce point Thales s’appuiera sur les réseaux de trois des quatre opérateurs mobiles nationaux. Mais notre interlocuteur se refuse pour le moment à les nommer.

Solution satellite à venir

Eiji se décompose en plusieurs volets : une offre mobile classique pour équiper smartphones et tablettes (sous Android uniquement) qui bénéficieront également du roaming à l’international; et une autre à l’intention des terminaux véhiculés avec l’Eiji box. Ce boîtier « de la taille d’un autoradio » embarqué dans un véhicule verra ses connexions mobiles complétées d’un accès par satellite pour assurer les communications dans les zones blanches. A quels débits, sur quel opérateur, pour quelle couverture ? Pour l’heure, « la solution satellite est en cours de construction », coupe Jérôme Brouet. Difficile d’en obtenir les détails. Elle doit être lancée dans le courant 2016.

En matière de sécurisation, Thales fournira sa propre carte SIM accompagnée d’une application qui permet de gérer la sélection des réseaux et la sécurité par chiffrement des communications voix et données de bout en bout ainsi qu’une technologie de containerisation qui permet de séparer les environnements privés et professionnels. Une application directement inspirée de Teopad présenté par Thales en 2012. Un portail sera mis à disposition des administrateurs pour l’accès aux informations relatives aux données d’usage et à la gestion des terminaux. Jérôme Brouet assure que le client n’a rien à installer de son côté, tout est géré par Thales sur ses propres infrastructures de services à travers ses datacenters et centre opérationnel de cybersécurité.

Une cybersécurité renforcée

A noter que Thales a renforcé ses capacités sur ce secteur ces derniers mois. Il y a un an, l’entreprise s’emparait l’ensemble des compétences et services de cybersécurité d’Alcatel-Lucent. En octobre dernier, Thales n’a pas hésité à aligner 400 millions pour s’offrir Vormetric, un spécialiste américain de la protection des données.

Avec Eiji, Thales entend offrir une solution alternative aux réseaux privés à bas débit tout en permettant aux salariés d’utiliser des smartphone Android performants. L’entreprise a visiblement tiré les leçons du trop restrictif Téorem, un téléphone ultra-sécurisé mais trop restrictif pour séduire même le chef de l’Etat.


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