Top 500 HPC : la Chine inoxydable leader sur fond de ralentissement

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Le palmarès des supercalculateurs les plus puissants de la planète ne change quasiment pas. On retrouve l’équipement chinois Tianhe-2 en tête et les américains suivent. Un classement qui montre aussi le ralentissement des investissements dans le HPC.

Deux fois par an, le Top 500 dresse la liste des supercalculateurs les plus puissants du monde. Au deuxième semestre 2015, le trio de tête ne change pas. On retrouve en pole position, Tianhe-2 (voie lactée 2), le supercalculateur détenu par l’Université nationale de Chine de technologie de défense. Il est déployé au Centre national du supercalculateur à Guangzhou et développe une capacité de traitement 33,86 Petaflops. Il embarque 16 000 nœuds de calcul dont chacun comprend 2 processeurs Ivy Bridge et 3 processeurs Xeon Phi d’Intel. Cela représente un volume de 3,12 millions de cœurs. La Chine a développé également des technologies en propre comme le TH Express-2, une interconnexion réseau ou l’OS Kylin basé sur Linux.

Derrière Tianhe-2, on retrouve les américains qui prennent la deuxième et la troisième place. Titan, un Cray XK7, délivre 17,59 Petaflops, est basé au Oak Ridge National Institute et Sequoia, un BlueGene Q d’IBM, traite 17,17 Petaflops et il est installé au Lawrence Livermore National Lab en Californie.

Au sein des dix premières places, on notera l’entrée en 7ème position de l’Arabie Saoudite avec le Shaheen II, un Cray XC30 capable de traiter 5,53 Petaflops. Il est installé à l’Université des sciences et des technologies de Ryad. C’est la première fois depuis que le classement existe qu’un pays du Moyen-Orient se classe à ce niveau. Côté européen, on retrouve toujours la Suisse (6ème ) et l’Allemagne (9ème).

Un ralentissement en attendant l’exaflopique

Si l’Arabie Saoudite fait son entrée dans le Top 10, il s’agit du seul supercalculateur qui a démarré son activité en 2015. L’entrée en fonction des neuf autres superordinateurs s’étale de 2011 à 2012. Pas beaucoup de renouvellement donc. Sur la partie puissance totale, l’ensemble des 500 systèmes HPC produit 361 Petaflops contre 309 au mois de novembre dernier. Une augmentation en trompe-l’œil qui marque un ralentissement dans le développement du HPC.

D’autres indices indiquent cette décélération dans le HPC. Ainsi, les États-Unis restent les premiers en nombre de supercalculateurs présents dans la liste. Ils en avaient 233 en novembre 2014, mais 265 en novembre 2013. La Chine aussi perd beaucoup en passant de 61 systèmes il y a 6 mois à seulement 37. Les Européens gardent la deuxième place avec 141 machines et le Japon progresse avec 39 systèmes contre 32 auparavant. Enfin si l’on compare les taux de croissance sur le long terme, on note qu’entre 1994 et 2008, les performances ont augmenté de 90 % chaque année. Depuis 2008, cette croissance n’est plus que de 55 %.

Les analystes du Top500 montrent que le marché se segmente entre les systèmes haut de gamme et les petits et moyens supercalculateurs. Les premiers tirent le marché et bénéficient de la course vers les performances exaflopiques (cf notre article Atos et CEA conçoivent un supercalculateur exaflopique). Les autres vont avoir tendance à disparaître et à ne plus bénéficier de forts investissements.

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Crédit Photo : D.R

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