Trump et Palantir peuvent-ils amadouer la communauté du renseignement ?

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Donald Trump s’est entouré d’autres fortunes pour diriger les États-Unis. Peter Thiel, cofondateur de Palantir, un fournisseur des services de renseignement américains, est l’un d’entre eux.

Dans moins de 20 jours le républicain Donald Trump va occuper la Maison Blanche. Le magnat de l’immobilier élu 45e président des États-Unis, le 8 novembre dernier, s’est entouré de professionnels de la finance et du monde des affaires pour piloter le pays. Le libertarien Peter Thiel est l’un d’entre eux. Il est le seul investisseur high-tech de la Silicon Valley à avoir ouvertement soutenu Trump durant la campagne présidentielle et à s’être félicité du résultat de l’élection de novembre.

Peter Thiel est aussi l’un des fondateurs de Paypal (revendu à eBay en 2002), du fonds de capital-risque Founders Fund et de Palantir Technologies. Palantir édite des solutions d’analyse de données et de cybersécurité à l’attention des servives américains de renseignement, entre autres. Les services français s’y intéressent également. L’an dernier, c’est la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) qui a signé un contrat avec Palantir portant sur l’utilisation de l’un de ses logiciels Big Data.

Pour qui tout ça ?

Aux États-Unis, la tentative de rapprochement entre Donald Trump et des fournisseurs du renseignement américain, comme Palantir ou Oracle (Safra Catz, co-CEO de l’éditeur de progiciels, a récemment rejoint l’équipe de transition du président élu) n’est pas sans poser des interrogations.

L’initiative n’est pas forcément le signe d’un réel apaisement entre les deux parties. Le président élu doutant encore des conclusions du FBI et de la CIA concernant le piratage présumé de la campagne présidentielle US de 2016… Un piratage qui a donné lieu à des mesures de rétorsion contre la Russie prononcées par le président sortant, Barack Obama. Mais l’exercice pourrait être l’occasion, pour Donald Trump, de contourner les dirigeants de certains services fédéraux qui ne peuvent pas encore être remplacés, malgré l’alternance, et, pour ses soutiens fortunés, d’obtenir des postes clés à pourvoir au sein de la future administration Trump.

Selon Bloomberg, l’équipe de campagne du milliardaire aurait aussi tenté de recruter Juan José Rendón, un consultant présumé lié au piratage de campagnes électorales en Amérique latine.

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crédit photo : Gage Skidmore via Visualhunt.com / CC BY-SA

Auteur : Ariane Beky
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