Télégrammes : TV5 Monde paye son piratage, le câble France-Asie arrive à Toulon, Eric Schmidt au Pentagone

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Alors que Français et Britanniques cherchent un terrain d’entente à Amiens, les télégrammes du soir de la rédaction de Silicon.fr n’ont pas besoin d’un sommet Hollande-Cameron pour atterrir sur vos écrans.

Cyber-attaque : TV 5 Monde n’a pas fini de payer. Selon nos confrères des Echos, le plan de sécurisation des infrastructures IT de TV5 Monde lui a coûté 4,6 millions d’euros en 2015. Cette somme a été engloutie dans les heures supplémentaires des équipes informatiques, le recrutement de 6 personnes spécialisées, l’achat de matériel neuf, la souscription d’une police d’assurance spécifique (Axa) et dans une prestation de supervision des flux 24/24 (confiée à Airbus Defence & Space). La chaîne, victime d’un blackout le 8 avril dernier suite au piratage de ses infrastructures IT, prévoit encore de dépenser 3,1 millions d’euros pour sa cybersécurité dans le courant de cette année. Puis, à partir de 2017, son budget annuel consacré au sujet serait ramené à 2,5 millions d’euros.

Câbles sous-marins : la liaison France-Asie renforcée. Voué à relier la France à Singapour à 24 Tbit/s, le câble sous-marin SEA-ME-WE 5 (South East Asia-Middle East-Western Europe, 5ème du nom) a été connecté à la station d’Orange à Toulon. Dans l’Hexagone, le SEA-ME-WE 5 doit maintenant être relié au datacenter Interxion de Marseille, par liaison terrestre. Orange Marine, filiale de l’opérateur, est en charge de la pose du câble en Méditerranée, avec 4 pays connectés : France, Egypte, Italie et Turquie. Au total, SEA-ME-WE 5 desservira 17 pays : Arabie Saoudite, Bangladesh, Birmanie, Djibouti, Egypte, Emirats Arabes Unis, France, Indonésie, Italie, Malaisie, Oman, Pakistan, Qatar, Singapour, Sri Lanka, Turquie et le Yémen. SEA-ME-WE 5 doit être mis en service au second semestre 2016 et renforcera la connectivité de la France avec l’Océan Indien et l’Asie, qui repose aujourd’hui avant tout sur son prédécesseur, mis en service en 2005.

Eric Schmidt fait une pige au Pentagone. L’ex-Pdg de Google et désormais président d’Alphabet, Eric Schmidt, vient d’être nommé à la tête du Defense Innovation Advisory Board, un ‘machin’ que vient de créer le département de la Défense américain pour l’aider à s’inspirer des bonnes pratiques du secteur privé en matière d’innovation. Le président de la maison mère du géant de la recherche dirigera un conseil composé d’au maximum 12 personnalités ayant dirigé des organisations publiques ou privées et s’étant « distingué dans l’identification et l’adoption de concepts innovants » (sic). En plus de cette initiative, le Pentagone a récemment annoncé la mise en place d’un Bug Bounty, ou concours de recherche de bugs, visant à identifier les vulnérabilités de ses infrastructures IT publiques.

 


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