Violin Memory trouve un second souffle dans le stockage flash

CloudData & StockageDatacentersDSIProjetsStockageVirtualisation
2 21 Donnez votre avis

Après une introduction en bourse ratée, Violin Memory ne s’avoue pas vaincu dans le stockage flash. Son CEO Kevin de Nuccio a remis l’entreprise sur les rails en pariant sur une généralisation du 100% flash comme système de stockage primaire et une intégration des solutions Cloud.

Roi du stockage flash, Violin Memory a tenté l’aventure de la bourse et s’est un peu brûlé les ailes. Pour autant, les dirigeants ont changé et l’arrivée de Kevin De Nuccio a mis de l’ordre dans la société californienne. Le CEO de passage à Paris cet été ne s’attarde guère sur les errements passés et préfère évoquer, « la prochaine phase du stockage flash ». Un marché qui selon lui ne comprendra plus que 2 ou 3 acteurs et il compte bien voir Violin Memory comme leader. La start-up se démarque des concurrents, qui utilisent des SSD, en ne misant que sur des composants flash (comme DSSD d’EMC).

Pour lui, la technologie flash comprend 3 phases. « La première qui se situe entre 2009 et 2012 a été de réinventer la technologie de stockage pour les applications les plus gourmandes en ressources IOPS. La seconde qui s’échelonne sur les trois dernières années s’est orientée vers l’adaptation des techniques de déduplication et de compression sur la flash. La dernière phase est la démocratisation de la flash dans le stockage primaire. » Sur les questions de déduplication et de compression, Violin Memory dispose de Concerto, son Os passé en version 7 qui comprend des fonctionnalités comme la protection des données, le zéro-perte, la réplication constante, la reprise sur incident, etc. Cette brique logicielle a été un focus pour la start-up pendant les deux dernières années.

Aller vers le Cloud et la convergence

Pour la prochaine phase, Violin Memory  veut « simplifier le tiering du stockage pour aboutir à une seule classe de stockage ». Elle a développé une suite dans ce sens pour accompagner les clients à migrer vers un environnement 100% flash.

Une orientation qui passe par le rapprochement avec les acteurs du Cloud. « Les offres hybrides nous intéressent avec des systèmes de débordement sur AWS, Azure, etc », précise le dirigeant. Il ne s’interdit pas non plus de regarder vers les systèmes convergés. « Il peut y avoir des partenariats », promet Kevin De Nuccio.

La France accélère sur la flash

Et la France ? Kamel Kerbib, directeur des ventes pour l’Europe du Sud, constate qu’il y a une accélération des projets depuis 8 mois sur le stockage flash autour de la consolidation et la simplification des datacenters. La société prévoit de recruter deux personnes supplémentaires. « Il y a un vrai intérêt pour le flash dans les projets de remplacement de solution de stockage. Les prix sont un tout petit peu au-dessus des disques classiques et entraînent une réflexion sur le datacenter  et sur le stockage primaire », explique le responsable.

Il constate également que « un dialogue s’est noué avec les métiers qui veulent que leurs applications bénéficient de meilleures performances et les responsables stockage des entreprises ». L’Europe du Sud est en tout cas une priorité pour Violin Memory qui va investir massivement dans le développement de l’activité. La start-up est à la recherche de partenaires pour cela.

A lire aussi :

Violin Memory vend ses cartes PCIe flash à SK Hynix
SanDisk et Toshiba lancent des composants flash 3D de haute densité


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur