10 fois plus de morceaux musicaux achetés sur Internet

Régulations

200 millions de titres ont été téléchargés légalement en 2004 en Europe et aux Etats-Unis, contre 20 millions en 2003

La multiplication des plates-formes légales de téléchargement et la pression des maisons de disque autour du ‘peer-to-peer’ finit pas porter ses fruits.

Selon l’IFPI, la Fédération internationale de l’industrie phonographique, qui regroupe 1.450 producteurs et distributeurs d’oeuvres phonographiques dans le monde, le nombre de fichiers musicaux téléchargés légalement et achetés sur l’internet a été multiplié par dix en 2004 par rapport à 2003. L’IFPI a estimé à 200 millions le nombre de morceaux de musique téléchargés légalement en 2004 en Europe et aux Etats-Unis, contre 20 millions en 2003. L’association a cité une étude d’un cabinet spécialisé estimant à 330 millions de dollars le montant total des transactions faites sur l’internet pour télécharger légalement des morceaux de musique, chiffre qui pourrait être multiplié par deux en 2005. L’IFPI a toutefois souligné que “la musique en ligne était toujours au stade de l’enfance avec une personne sur dix seulement téléchargeant légalement des titres”. En effet, les plate-formes en P2P qui permettent de s’échanger gratuitement des fichiers continuent d’attirer de plus en plus d’internautes dans le monde malgré 7.000 actions en justice en 2004.. En moyenne, 7,5 millions d’utilisateurs étaient connectés à ces réseaux en novembre 2004, contre 4,4 millions un an plus tôt, selon le cabinet d’études BigChampagne. Le nombre de fichiers échangés dépasse le milliard… Les plates-formes légales doivent donc se remettre en question rapidement. Nombreux internautes dénoncent des prix trop élevés et surtout une incompatibilité flagrante entre les sites et les baladeurs. Ainsi, un utilisateur de Napster ou de Fnac.com ne pourra pas transférés leurs morceaux sur leur iPod, réservé à iTunes. Le chemin sera donc long avant d’atteindre la maturité. Et certaines Majors comme Sony envisagent sérieusement de reprendre à leur compte les recettes du P2P (voir notre article).


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