4e licence 3G : Free reste intéressé malgré l'augmentation du prix

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Free maintient sa candidature à l’acquisition de la quatrième licence 3G. Encore faut-il que la procédure d’attribution soit lancée.

L’augmentation du prix de la quatrième licence 3G ne freinera pas Free dans sa volonté de se lancer sur le marché de la téléphonie mobile. “Le prix a été un peu augmenté, on ne va pas vous dire qu’on est heureux qu’il augmente, mais ça ne remet absolument pas en cause le projet, a déclaré Maxime Lombardini à la chaîne TV5 Monde. Free est un candidat très décidé à cette quatrième licence”, a ajouté le directeur général de l’opérateur.

La volonté de Free de maintenir sa candidature pour l’acquisition de cette quatrième licence mobile n’est pas une surprise. Iliad, via sa filiale Free Mobile, avait été le seul acteur à se porter candidat lors de la première procédure d’attribution de la licence. Mais, proposant d’étaler dans le temps le règlement des 619 millions exigés à l’époque, le trublion du Net s’était vu rejeter son offre en octobre 2007 par l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes).

Un refus qui avait relancé le processus d’attribution de cette quatrième licence. Laquelle a été découpée en 3 lots de 5 MHz proposés pour 206 millions d’euros chacun avec priorité donnée à un nouvel entrant. Un prix jugé trop faible par les opérateurs voyant en place voyant d’un mauvais œil l’arrivée d’un nouveau concurrent, surtout en la personne de Free qui n’avait pas caché son intention de casser les prix des communications mobiles. Maxime Lombardini confirme d’ailleurs sa volonté de diviser par près de deux le prix moyen de la facture de téléphonie mobile.

Pour valider juridiquement les nouvelles conditions d’attribution, le gouvernement s’était tourné pour avis vers le Conseil d’Etat et la Commission des participations et des transferts (CPT). Cette dernière a récemment rendu son avis en proposant un montant de 240 millions d’euros au lieu des 206 millions initiaux.

Un surplus de 34 millions d’euros qui ne fait pas plaisir à Free mais ne constitue pas un obstacle à sa volonté de lancer son offre mobile. Il n’en reste pas moins qu’il ne s’agit que d’un avis. Officiellement, le gouvernement n’a toujours pas publié l’appel d’offre. Luc Chatel, le secrétaire chargé de l’Industrie et de la Consommation, a annoncé vouloir relancer la procédure avant la fin juillet. Free, ou un autre candidat ( Virgin Mobile associé à Numéricâble se sont également déclarés intéressés ), pourrait donc acquérir son droit d’exploitation d’un réseau mobile avant la fin de l’année.

Mais c’est sans compter avec Orange. L’opérateur conteste le prix de cette licence sous prétexte d’iniquité entre les opérateurs et menace d’attaquer à Bruxelles. Un moyen supplémentaire de faire pression sur le gouvernement qui pourrait ainsi retarder encore l’ouverture de dépôt des dossiers de candidature.

En effet, si le nouvel entrant n’est pas désigné avant le 30 juin 2010, les opérateurs en place ne seront plus tenu de lui réserver une partie de leurs fréquences de la bande des 900 MHz pour lui permettre de lancer ses première offres commerciales (en tant que MVNO, donc) avant de pouvoir exploiter son propre réseau. A suivre, donc.


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