5 millions pour tester la 5G

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Huawei investit 5 millions de livres sterling dans son centre de Guildford en Angleterre pour transformer un campus universitaire en banc d’essai dédié à la 5G.

Cinq millions (de livres) pour la 5G. C’est en substance l’investissement que compte apporter Huawei à son centre de R&D dédié au réseau mobile de prochaine génération, le 5G Innovation Centre (5GIC) de Guildford en Angleterre en partenariat avec l’université de Surrey.

Des tests grandeur nature

Un montant symbolique qui visera à développer le premier banc d’essai 5G en transformant le campus universitaire en centre de test grandeur nature de la 5G. La première installation indépendante du genre, selon l’équipementier chinois, qui entend investir quelque 600 millions de dollars (480 millions d’euros) dans le développement de la 5G. Car le centre a vocation à accueillir tous les acteurs mondiaux désireux de confronter leurs solutions à l’évolution du réseau.

Prototypes, validation des standards et tests d’interopérabilité entre les différents équipements des constructeurs seront au centre des services proposés par le 5GIC. « Il sera progressivement mis à jour avec l’émergence de la technologie 5G, afin de pouvoir explorer la nouvelle vague d’applications et de services », indique le professeur Rahim Tafazolli, responsable du 5GIC.

Valider le SCMA

Huawei espère mettre au point son banc d’essai en moins d’un an avec une première phase opérationnelle attendue pour avril 2015. Celle-ci se concentrera « sur l’initiation et la vérification d’un réseau d’accès radio en mode Cloud depuis un réseau à ultra haute densité démontrant des capacités sans précédent aux utilisateurs finaux, indique le fournisseur dans son communiqué. Cela mènera à la vérification de la nouvelle forme d’ondes conçue pour la 5G, y compris le sparse code multiple access (SCMA) », une nouvelle technique d’amélioration du spectre radio basé sur un schéma d’accès multiple.

La 5G est appelée à offrir des débits compris entre 1 et 10 Gbit/s par terminal et relier entre eux les millions d’objets connectés qui envahiront les domaines aussi variés que la santé, les transports, les villes intelligentes et autres solutions de divertissement. Autant de nouvelles possibilités dont bénéficieront en avant-première les 17 000 étudiants et enseignants de l’Université de Surrey.


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