Le travail multitâche à l’ère numérique sert la productivité, pas l’écoute

DSIGouvernanceProjetsRégulations

Le travail multitâche à l’ère numérique est synonyme de productivité pour une majorité de répondants à l’enquête annuelle d’Accenture. Mais il est plus difficile « d’être à l’écoute ».

L’étude du cabinet de conseil Accenture publiée en amont de la journée internationale des femmes est centrée cette année sur l’écoute, la formation et le leadership à l’ère numérique (#listenlearnlead). Le sondage (IWD 2015 Survey) a été réalisé en novembre 2014 auprès de 3 600 professionnels, employés et dirigeants – femmes et hommes – dans 30 pays, dont la France.

Plus productifs, mais moins audibles

98% des répondants dans le monde déclarent consacrer une partie de leur journée de travail à l’exécution simultanée de tâches multiples (rédiger un email et répondre au téléphone en même temps, par exemple) et 96% assurent disposer de bonnes capacités d’écoute. Toutefois, pour 64% des personnes interrogées (57% en France) « être à l’écoute » est devenu « plus difficile » dans l’environnement de travail numérique actuel. Pour une majorité, le travail multitâche (multitasking) est synonyme de productivité, un avis qui est loin de faire l’unanimité…

La messagerie instantanée plébiscitée ?

36% des personnes interrogées (26% en France) déplorent des interruptions intempestives qui perturbent à la fois leur concentration et le travail en cours. Les causes les plus fréquemment citées sont les appels téléphoniques (79%) et les réunions ou visites impromptues (72%). Ils sont largement plus cités que les messages instantanés (30%) ou les SMS (28%). Lors d’une conférence téléphonique, par exemple, 80% des salariés effectuent d’autres tâches : l’envoi ou la lecture d’un email professionnel (66%), la rédaction d’un message instantané (35%), le traitement du courriel personnel (34%), la visite de médias sociaux (22%) et la lecture de journaux en ligne ou magazines (21%).

Davantage de femmes CTO en 2030

À l’ère du « tout connecté », 52% des répondants (66% en France) estiment que l’adaptation à l’évolution rapide des technologies est l’un des principaux défis à relever pour les dirigeants. Parmi eux : des directeurs des systèmes d’information (DSI/CIO), des administrateurs de données (CDO) et des directeurs des technologies (CTO), mais encore trop peu de femmes. Pour 71% des répondants, elles seront plus nombreuses à occuper le poste de CTO d’ici 2030. L’administration Obama a elle-même nommé une femme, Megan Smith, « Chief technoloy officer » des États-Unis l’an dernier.

Lire aussi :
Le numérique une opportunité mal perçue par le top management français
L’affaire Barbie stigmatise les stéréotypes des femmes et l’IT

crédit photo © olly – Fotolia.com

Auteur : Ariane Beky
Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur