Accord avec Yahoo : le p-dg de Google ne veut plus attendre

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Malgré les enquêtes des deux côtés de l’Atlantique, Eric Schmidt entend mettre en pratique le deal

Changement de ton chez Google où l’agacement semble aujourd’hui avoir pris le pas sur l’attente polie. En effet, le roi de la recherche souhaite aujourd’hui mettre en place le partenariat publicitaire passé avec Yahoo. Jusqu’à aujourd’hui, Google se disait prêt à temporiser histoire de laisser le temps aux autorités de se pencher sur le deal mais après trois mois d’attente, la compagnie entend accélérer le mouvement.

“Le temps c’est de l’argent”, tonne Eric Schmidt, p-dg de Google qui ne nous avait pas habitué à ce type de déclaration… “Depuis que l’accord est connu, nous ne connaissons pas les positions ni les avis des régulateurs et des autorités. Aujourd’hui, nous ne pouvons plus attendre”. Le message est clair !

Rappelons qu’en en avril dernier, suite à l’OPA de Microsoft sur Yahoo, ce dernier s’allie avec Google. Dans cet accord provisoire (sous la forme d’un test), Yahoo autorise Google à vendre et afficher des publicités AdWords avec les résultats de recherche Yahoo.

Mais très vite, la concurrence s’émeut, notamment Microsoft. Car avec ce deal, confirmé en juin pour une durée de plusieurs années, Google contrôle désormais près de 80% du marché de la publicité en ligne.

Après les autorités américaines, la Commission européenne décidé également d’ouvrir une enquête. Bruxelles annonce ainsi l’ouverture d’une investigation formelle afin de savoir si oui ou non, le pacte entre les deux géants pourrait entraver la concurrence sur ce marché stratégique.Google a immédiatement réagit à cette annonce en déclarant que “l’accord étant limité aux sites américains de Yahoo et de Google, il n’aura pas d’impact significatif en Europe”.

De son côté, l’association mondiale des journaux (AMJ) a demandé aux autorités de la concurrence américaine, canadienne et européenne de bloquer cet accord qu’elle juge anticoncurrentiel.

Selon l’AMJ, cet accord aurait un “impact négatif”à la fois sur les recettes publicitaires que Yahoo et Google apportent aux journaux et aux autres sites internet et sur le coût de la publicité payante sur les moteurs de recherche.

Mais face à cette levée de bouclier, Google a décidé de forcer son destin et indique que l’accord sera mis en place autour du 11 octobre. Les autorités américaines et européennes ont donc moins de deux semaines pour officiellement réagir.


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