ActivNetworks (ex BoostWorks) revient doper le Net…

Réseaux

Deux ans à peine après sa remise sur pied, ce faux jeune constructeur français -qui jadis s’appelait Synchronix- a recouvré toute sa santé juvénile. Rencontre avec Serge Cuesta et la V3 de sa gamme BoostEdge

Du temps des réseaux X25, du temps des pionniers – Remi Després et d’autres, comme chez OST – tout manager réseau respectable connaissait aussi Synchronix. Ses boîtiers d’optimisation du trafic avaient fait le tour de France, puis d’Europe, puis du monde entier -ou presque.

Car Synchronix à la fin des années 90, toujours installée sur la Z.I. de Courtaboeuf, était devenue une quasi-multinationale, toujours PMI, certes mais elle avait levé des fonds, changé de nom -devenue BoostWorks- débarqué en Californie, etc. Au plus fort de la bulle Internet, elle avait été évaluée 220 millions de dollars (soit plus de 10 fois son chiffre d’affaires !). Beaucoup de choses ont retrouvé le contact de la terre, depuis lors… Trois après, son fondateur de toujours, Serge Cuesta, qui fut indirectement mais effectivement évincé par ses investisseurs américains (qui imposèrent un CFO, puis CEO..) n’a pas baissé les bras. Après l’explosion de la holding, instituée aux Etats-Unis et mise en ‘crash’ suite à une aventureuses tentative de fusion (avec un autre ex-français) -dont il n’était plus responsable, ayant vendu ses parts à temps- BoostWorks Inc (USA) s’est volatilisé! Début 2004, Serge Cuesta a endossé le costume de refondateur: il est parvenu à racheter la propriété intellectuelle, les actifs de ce qui était dévenue la filiale française, mais qui, fort heureusement, était restée le berceau de la R&D. Ses fidèles lieutenants sont toujours Rémi Nonnenmacher, Joël Levée, Denis Jardin… Bref, BoostWorks est ressuscité, a été rebaptisé ActivNetworks -mais ses lignes de produits (boîtiers ou ‘appliances’) ont conservé le radical “Boost”, pour s’appeller BoostEdge (il existe aussi BoostSQL, BoostVT, BoostWeb…). Or, précisément, la version 3 de cette gamme BoostEdge est annoncée ce début juillet (lire ci-après ).Joli retournement. BoostEdge V3: nouveautés sur trois gammes

Nos gammes résolvent les problèmes de performances des sites Intranet, Extranet et Internet, des applications Web (CRM, ERP, consolidation financière, supply chain…)“, affirme Serge Cuesta, p-dg. Six nouvelles fonctionnalités ont été ajoutées: -‘load balancing” de niveau 7 (= équilibrage de charge au niveau des applicatifs, web-services), -WebWall niveau 7 (protection des serveurs Web contre les requêtes malveillantes), -compression HTTP/S bi-directionnelle à la volée, -trois nouveaux de multiplexage (pour alléger les serveurs). Trois gammes de produits sont désormais développées: 1-le boitier BoostEdge ActivAccelerator, en ouverture de gamme: compression de données, “cache”, multiplexage des connexions TCP/IP, protection contre les attaques): à partir de 9.000 euros. 2-le boîtier BoostEdge ActivSecurity ajoute l’offloading SSL (encryptage hors du serveur), le cryptage HTTP/S, la protection contre des attaques: à partir de 11.000 euros. 3-le boîtier BoostEdge ActivDataCenter rajoute la commutation applicative (ou ‘switch’ applicatif), le ‘loadbalancing’ niveau 7 et HTTP/S, avec monitoring des serveurs, et enfin, une fonction d’accélération Web bi-directionnelle. A partir de 13.200 euros. “Nous sommes les seuls à offrir cet ensemble, qui recouvre à la fois le HTTP/S entre serveurs de Web-services, et le HTTP sécurisé vers les utilisateurs nomades“, explique S. Cuesta. Alors, le meilleur des mondes -entre les concurrents Perebit et RedLine, par exemple? Le point fort de BoostNetworks, constatent les spécialistes, c’est son “mode transparent” dans les flux IP: à l’inverse des “proxys” installés près des serveurs, ces boîtiers ne cachent pas, ne perdent pas en route les identifiants des utilisateurs et de leurs sessions. En pratique, le fait d’installer une telle ‘appliance’ ne modifie rien dans le fonctionnement et la sécurisation du réseau, de bout en bout. Au contraire, installé entre serveur et routeur, il ajoute des fonctions d’encryptage (SSL, HTTP/S) qui déchargent d’autant les traitements des serveurs, ce qui accélère les flux. Et si un boîtier ‘lâche’, il établit instantanément la connexion en direct.


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