AI Infrastructure Alliance : une tentative de standardisation sans la France

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AI Infrastructure Alliance

Douze entreprises européennes – dont aucune française – sont membres de l’AI Infrastructure Alliance, qui veut accompagner l’émergence d’une stack de référence pour le machine learning.

Allemagne, Finlande, Irlande, Israël, Pays-Bas, Portugal et Royaume-Uni. Ils sont sept pays d’Europe à avoir au moins un représentant dans les rangs de l’AI Infrastructure Alliance.

Cette organisation existe depuis plus d’un an et demi, mais n’a que récemment officialisé sa constitution. Son objectif : contribuer à établir un « OpenStack du machine learning ». Ou tout du moins s’en approcher, à renfort d’autant de solutions open source/open core que possible. Sans s’interdire de recourir à du SaaS propriétaire pour faciliter le passage à l’échelle.

Le gros de l’effectif se compose de start-up et de PME, avec un noyau important dans la Silicon Valley. Aucun « grand » n’est de la partie.

La diversité des membres européens illustre l’approche « full-stack » de l’AI Infrastructure Alliance. Exemple avec :

  • TerminusDB (Irlande) : base de données orientée graphes
  • DAGsHub (Israël) : gestion de projets de data science
  • Superwise AI (Israël également) : supervision
  • YData (Portugal) : constitution de jeux de données
  • UbiOps (Pays-Bas) : déploiement et exécution de modèles

D’autres membres européens ont une offre plus globale sous la bannière MLOps. Parmi eux, Seldon (Royaume-Uni), Maiot (Allemagne) et Valohai (Finlande).

L’AI Infrastructure Alliance entend promouvoir l’ouverture sur l’ensemble de la pile, jusqu’aux API. Elle pousse aussi l’anonymisation à travers des technologies comme le chiffrement homomorphe et la vie privée différentielle.

Photo d’illustration © putilov_denis – Adobe Stock


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