Alcatel s’aggripe à Thales – secteur défense oblige!

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Contrairement aux rumeurs, l’équipementier ne vendra pas les parts qu’il détient dans le groupe d’électronique de défense

“J’y suis, j’y reste”. Tels sont les propos du patron d’Alcatel, Serge Tchuruk à propos de la présence de l’équipementier français dans Thales, groupe spécialisé dans la défense. Il y a neuf mois, Alcatel vendait 6,1% du capital de Thales. On pensait alors que l’équipementier, en quête d’argent frais, allait se désengager de ce pôle en se séparant du solde de ses actions, soit 9,5%. Alcatel, qui a multiplié les plans de restructuration ne voulait-il pas se concentrer uniquement sur les télécommunications civiles? Mais Serge Tchuruk vient de l’affirmer très clairement: il ne vendra pas ses parts dans Thales à la fin du mois, alors qu’il serait libre de le faire. Et d’enfoncer le clou: “Je n’ai jamais parlé de désengagement. J’ai dit, à propos de notre participation dans Thales, que c’était trop ou pas assez. Ce n’est absolument pas pressé d’opter dans un sens ou dans l’autre”, souligne le patron lors du salon du Bourget. Nouvelle stratégie “Serge Tchuruk est un pragmatique. La guerre en Irak et la hausse des budgets militaires mondiaux ont fait des marchés de défense un nouvel objectif pour le groupe”, explique l’entourage du groupe au quotidien Le Monde. Il faut dire également que la stratégie basée uniquement sur les télécoms ne s’est pas révélée profitable: l’action du groupe est passée de 97,50 euros en avril 2000 à 2,30 euros en septembre 2002. Et se situe aux alentours de 8 euros aujourd’hui. Alcatel restera donc le premier actionnaire privé de Thales avec Dassault (5,8%). L’Etat contrôle de son côté 31,8% du capital.


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