Altiris ManageFusion : l’Asset Management arrive à maturité

Régulations

Le congrès annuel organisé par Altiris à Cannes est l’occasion de faire le point sur une activité informatique de plus en plus au goût du jour : la gestion des actifs

Une récente étude d’EPCWeb réalisée sur 74 grandes et petites entreprises des Etats Unis et du Canada, et publiée à l’occasion de cette manifestation, donne un instantané assez exact de cette activité qui semble tirée par deux grands facteurs : la réduction des coûts et la mise en conformité réglementaire.

Qu’il s’agisse de gestion des actifs matériels ou logiciels, les réponses s’avèrent identiques : il est désormais indispensable d’arrêter la gabegie et de connaître enfin de façon précise ce que contient le parc informatique des entreprises. 75% des personnes interrogées mettent d’ailleurs cette double préoccupation en avant pour expliquer les investissements faits en matière de solutions ITAM (IT Asset Management) et SAM (Software Asset Management). A noter à ce propos que la taille de l’entreprise n’influe guère ici, puisque les PME s’avouent tout autant concernées que les grands comptes. Dans un proche avenir, les sujets à traiter sont, par ordre d’importance: – la mise en conformité des licences logicielles :71,6%) – le suivi du parc :62,2%. Par ailleurs, plus de 40% des personnes interrogées ont aussi souligné l’importance des migrations tant matérielles (30%) que logicielles (22,1%), ainsi que celle de la mise en conformité face à la réglementation américaine Sarbanes-Oxley. Pour un peu plus de la moitié des entreprises, cette automatisation de l’audit des actifs est effectuée pour des raisons tout d’abord financières, puis organisationnelles. Toutefois, l’automatisation complète de telles procédures est encore relativement rare, notamment au niveau de la gestion des logicielles. Ceci s’explique en grande partie par la réticence témoignée par les directeurs informatiques de s’en remettre aveuglément à un système totalement automatisé (71% y sont opposés!). Boîte à outils Interrogés sur les moyens mis en oeuvre pour atteindre ces objectifs, plus de 74% des DSI avouent s’appuyer sur des progiciels. Parmi les outils favoris, ceux permettant de dresser un inventaire du parc et de découvrir ce qu’il recèle réellement sont les préférés de 92% des interviewés. Viennent ensuite les solutions de déploiement logiciel, de gestion des contrats, de réquisition des ressources informatiques et de métrologie logicielle. A ce niveau, les outils sur site et les outils Web arrivent à égalité pour un tiers des personnes interrogées. On notera aussi l’importance relativement faible (27,9%) accordée à la disponibilité d’une base de données dédiée à la gestion des configurations. D’autres outils ont également été cités comme importants dans ce cadre. En premier lieu, les développements internes sont considérés comme des utilitaires fondamentaux (par exemple, les bases de données spécifiques, les utilitaires de capture de données et d’alimentation des référentiels d’actifs et les entrepôts de données). Enfin, les entreprises s’intéressent également de plus en plus aux outils de reporting analytique et d’assistance sur les services proposés aux utilisateurs. Un panel optimiste Au niveau des budgets, la diversité la plus totale règne. Toutefois, le marché se porte bien, puisque 80% des entreprises envisagent de continuer voire d’augmenter leurs investissements sur ce segment. Plus de 75% d’entre elles ont dépensé plus d’un million de dollars sur le département informatique, 19,7% y ayant investi plus de 100 millions. S’agissant des approches ITAM, ces dépenses sont, elles aussi, extrêmement variables. Près de 40% ont investi plus de 100.000 dollars l’an passé, e 25% n’ont pas hésité à dépasser ce seuil. Ce chiffre, toutefois, ne prend pas en compte les dépenses faites en matière de mises à jour des progiciels dédiés à la gestion des actifs. Quant à la taille des équipes dédiées à cette activité, elle continue de décroître alors que le parc pourtant augmente. C’est d’ailleurs particulièrement sensible au niveau des PME qui, pour 69,5% d’entre elles, y voient un intérêt immédiat, puisqu’elles peuvent ainsi réutiliser le personnel ainsi épargné sur d’autre tâches. Gestion des licences : un ROI immédiat Enfin, c’est pour la gestion des licences que l’utilité des outils de gestion des actifs logiciels saute aux yeux de plus de 40% des entreprises. Celles-ci sont en effet las de payer des licences inutilisées et préfèrent tailler au plus près leurs contrats pour obtenir les meilleurs prix et arrêter de faire des choix par défaut plutôt que par examen in fine de leur parc. Les améliorations constatées grâce aux outils de découverte des usages faits des logiciels (même au moyen d’outils bon marché) ont eu pour principal effet de réduire la complexité de l’administration des plates-formes Windows. Dans un contexte global de gestion du risque, la prise de licence raisonnée au niveau de l’entreprise semble le moindre des maux. Une nouvelle ère s’ouvre ainsi, celle de « l’informatique tempérée».


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur