Altran pourrait recourir au chômage partiel

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Le groupe français affiche un bénéfice annuel divisé par deux

Comme beaucoup, l’activité d’Altran a décroché à la fin de l’année 2008. Le groupe français de conseil en technologies fait ainsi état pour l’année 2008 d’un bénéfice net de 11,4 millions d’euros, soit 47,2% de moins qu’en 2007.

Altran précise avoir intégré dans son résultat opérationnel une charge non récurrente de 22,1 millions d’euros suite à des opérations de réorganisation et de réduction des coûts ainsi qu’une dépréciation sur des écarts d’acquisition de 26,5 millions d’euros.

Le chiffre d’affaires a progressé de 3,7% à 1,65 milliard d’euros malgré un 4e trimestre quasi étale (+0,3%).

Bonne nouvelle néanmoins, le résultat opérationnel courant a progressé de 27,8% à 127 millions d’euros, soit une marge de 7,7% (7,1% au premier semestre et 8,3% au second), contre 6,2% un an plus tôt.

Face à un contexte de plus en plus difficile, l’entreprise, qui fait état de “difficultés” dans“certains secteurs comme l’automobile, ou pays, comme la Hollande”, compte redéployer ses effectifs dans les activités les moins touchées par la crise et envisage “des mesures de chômage partiel”.Sans donner plus de détails.

Altran espère par ailleurs “continuer de croître dans les régions, comme l’Europe du Sud, et les périmètres, comme l’aéronautique, l’espace et l’énergie, dans lesquels la visibilité reste clairement plus positive”.

“L’objectif reste clairement de faire face à la crise avec la plus grande détermination, tout en se préparant à une sortie de crise qui renforce son leadership”, résume le groupe.

Reste que la crise pourrait favoriser les opérations de croissance externe du groupe qui dispose d’un joli trésor de guerre (130 millions d’euros).

Yves de Chaisemartin, son p-dg, a ainsi déclaré à Reutersque son groupe était prêt à des rachats “dans une période où la consolidation est inéluctable“. Et d’ajouter : “Ces acquisitions sont faites pour accélérer la croissance mais également combler des trous et renforcer des compétences là où on considère qu’on a un vrai potentiel de développement”, disant viser des sociétés ayant des équipes entre 10 et 200 ingénieurs. “C’est dans les périodes de crise que les leaders se renforcent (…). On peut espérer aussi que les prix vont baisser dans les mois qui viennent.”

“Depuis le jour où notre refinancement est assuré on croule sous les propositions”, a-t-il dit.

Altran a déjà commencé ses emplettes. En décembre dernier, le groupe a annoncé un accord pour prendre une participation majoritaire de 52 % dans le capital de NSI. Un mois plus tôt, l’entreprise s’offrait le centre d’expertise en logiciels embarqués du groupe Continental à Sophia-Antipolis.


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