Altran profitera de la crise pour faire des emplettes

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Le spécialiste du conseil en hautes technologies dispose d’un beau trésor de guerre

Altran Technologies a décidé d’être opportuniste et de profiter de la crise pour opérer des acquisitions. Il faut dire que le français dispose d’un trésor de guerre conséquent : près de 130 millions d’euros et ses derniers résultats financiers sont en progression.

Yves de Chaisemartin, son p-dg, a ainsi déclaré à Reuters que son groupe était prêt à des opérations de croissance externe “dans une période où la consolidation est inéluctable“. Et d’ajouter : “Ces acquisitions sont faites pour accélérer la croissance mais également combler des trous et renforcer des compétences là où on considère qu’on a un vrai potentiel de développement”, disant viser des sociétés ayant des équipes entre 10 et 200 ingénieurs. “C’est dans les périodes de crise que les leaders se renforcent (…). On peut espérer aussi que les prix vont baisser dans les mois qui viennent.”

“Depuis le jour où notre refinancement est assuré on croule sous les propositions”, a-t-il dit. Rappelons qu’en avril 2008, Altran a dévoilé un plan de refinancement incluant un emprunt de 150 millions d’euros avec un pool de banques comprenant BNP Paribas, Crédit Agricole Ile de France, Natixis et Société Générale.

Parallèlement, Apax Partners a racheté 5,1% du capital détenus par les fondateurs du groupe, Alexis Kniazeff et Hubert Martigny et détient aujourd’hui 19,2% du spécialiste du conseil en hautes technologies.

Altran a déjà commencé ses emplettes. En décembre dernier, le groupe a annoncé un accord pour prendre une participation majoritaire de 52 % dans le capital de NSI.

Ce dernier est spécialisé dans les systèmes électroniques embarqués clefs en main destinés aux secteurs de l’automobile, de l’aéronautique et de l’industrie. L’entreprise a été fondée en 1993 et a réalisé 12 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Un mois plus tôt, l’entreprise s’offrait le centre d’expertise en logiciels embarqués du groupe Continental à Sophia-Antipolis.

“La croissance externe est là aussi (…) pour nous aider à atteindre notre objectif de deux milliards d’euros (de chiffre d’affaires) en 2010”, explique Yves de Chaisemartin.


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