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Les ambitions contrariées de Huawei aux Etats-Unis

La volonté de Huawei de percer aux Etats-Unis avec son smartphone flagship Huawei Mate 10 Pro risque d’être contrariée à cause d’AT&T.

Le troisième vendeur de smartphones dans le monde d’origine chinoise devait annoncer un accord commercial avec le deuxième opérateur mobile du marché américain dans le cadre du CES, qui se déroule actuellement à Las Vegas.

Mais l’annonce ne s’est pas concrétisée, d’où les conjectures qui affluent sur ce rendez-vous raté avec AT&T.

L’opérateur mobile ne précise pas les raisons de son retournement. Tandis qu’un porte-parole de Huawei se contente d’indiquer que son groupe « a déjà prouvé qu’il était en mesure de fournir des terminaux premium au complet dans le monde sur le marché américain ».

Les modèles de smartphones de Huawei sont disponibles dans les magasins physiques et en ligne aux USA mais ils ne font pas l’objet de couplages commerciaux pour la consommation data mis en place par les opérateurs mobiles.

Néanmoins, le Huawei Mate 10 Pro, qui intègre une dimension d’intelligence artificielle à travers sa puce avec système neuronal (« Kirin »), sera disponible dans le courant du printemps via des réseaux comme Amazon ou Best Buy.

Une déclinaison de luxe sous la marque Porsch Design sera également commercialisé. En France, le Mate 10 Pro haut de gamme était arrivé juste avant la période des fêtes de fin d’année.

Sur la partie de son business mobile, Huawei affiche son ambition de devenir le numéro deux mondial sur le segment des smartphones à l’horizon 2019 face à des concurrents comme Apple et Samsung tout aussi redoutables.

Pourquoi AT&T exprimerait soudainement des réticences à nouer un partenariat avec Huawei ? Les médias américains évoquent des possibles pressions politiques exercées à un haut niveau (pourquoi pas Donald Trump) à cause des soupçons récurrents de cyberespionnage liés à Huawei, un groupe télécoms d’origine chinoise.

Ses équipements de réseaux comme les routeurs sont bannis par l’administration fédérale américaine ou scrutés par les agences nationales de sécurité dans d’autres pays comme la France. D’autres constructeurs de ce pays sont régulièrement pointés du doigt comme ZTE.

(Crédit photo : Huawei)

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