AMD introduit le Turbo Boost dans ses Phenom II

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En parallèle, AMD devrait présenter en 2011 un premier processeur hybride CPU/GPU pour serveur.

Si Intel détient sans conteste la suprématie en matière de performances processeurs pour machine de bureau et portable avec les Core i5/i7, AMD travaille à ne pas lui laisser le champs libre. Selon X-bit Labs, l’entreprise de Sunnyvale devrait introduire une innovation notable dans Thuban, nom de code du prochain Phenom II à six cœurs attendu pour mai prochain.

Selon ce qu’en sait X-bit, cette innovation serait comparable au Turbo Boost d’Intel qui ajuste automatiquement la fréquence et l’activation des cœurs en fonction des besoins de calculs. Une gestion purement matérielle de l’accélération processeur qui sera compatible avec tous les systèmes capables de supporter les processeurs hexacoeur, Windows, Mac et Linux, a priori.

Si le Thuban est destiné au socket AM3, pour cause de compatibilité avec la DDR3 notamment, il restera à vérifier que sa fonction d’accélération des performances sera également disponible pour le support AM2+ avec lequel il restera compatible. Cette fonctionnalité serait un moyen, pour AMD, de tenter de rattraper Intel et ses Core i5/i7 sur le terrain des performances même si les différences risquent de perdurer à l’avantage de Santa Clara.

AMD travaille également à l’évolution de ses puces pour serveur Opteron. Et le bon technologique pourrait provenir de l’architecture des processeurs graphiques (GPU) appelés à prendre en charge de plus en plus de tâches comme la lecture et le traitement de fichiers vidéo. La première puce serveur bénéficiant des technologies hybride CPU/GPU devrait apparaître en 2011. Elle est aujourd’hui présentée sous le nom de code Interlagos. Elle bénéficierait de 16 cœurs et d’une nouvelle architecture matérielle.

Mais les vraies performances viendront des applications elles-mêmes qui, pour tirer parti de ces nouvelles architectures matérielles, doivent être écrites de manière à savoir gérer les instructions en parallèle. L’usage des architectures massivement parallèles GPU dans les serveurs ne profitera pas seulement aux applications graphiques mais accélère aussi les traitements des informations pour les bases de données, les applications d’analyse, etc. Selon les analystes, les traitements massivement parallèles des instructions propres aux architectures GPU sont l’un des meilleurs vecteurs de performances apportées aux puces pour serveurs.

AMD s’appuie notamment sur le standard OpenCL, dont il encourage le développement d’application en fournissant des outils au travers d’API (interfaces de programmation d’applications) proche du langage C et qui autorise les traitements parallèles sur les puces hybride CPU/GPU. Soit l’aboutissement de la stratégie de synergies technologiques engagée en 2006 avec l’acquisition de ATI. Concurrent de Microsoft DirectX, OpenCL est soutenu par Intel, Nvidia (qui développe également son framework CUDA) et Apple, notamment.

De son côté, Nvidia développe également des solutions GPU computing et préparerait une puce de 512 cœurs basée sur son architecture Fermi qui devrait être dévoilée en fin d’année. En revanche, Intel a repoussé à une date non précisée la présentation de Larrabee, son processeur graphique sous architecture x86 composé de dizaines de coeurs. De quoi jeter un doute sur la viabilité des choix technologiques de Santa Clara…


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