Apple sera le premier à profiter de la chute de BlackBerry

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L’expert en mobilité pour l’entreprise Bill Seibel estime qu’Apple est l’acteur le mieux placé pour récupérer le marché professionnel que va ouvrir la disparition « inévitable » de BlackBerry.

La chute de Blackberry profitera-t-elle à Apple ? C’est ce qu’avance, dans une contribution publiée par Forbes, Bill Seibel, fondateur-dirigeant de Mobiquity (notamment), société de conseils et services en stratégie mobile pour les entreprises. Selon l’entrepreneur, Apple va remplir le vide que la « disparition imminente » de BlackBerry va créer sur le marché professionnel.

Et d’avancer plusieurs faits pour appuyer ses arguments : l’occasion manquée par Microsoft d’investir le secteur mobile en entreprise (ou l’incapacité à développer une offre satisfaisante) ; un secteur relativement délaissé par Android qui se concentre sur l’offre grand public ; et une accentuation, à partir de 2014, des investissements des entreprises dans le B2E (Business to Employee).

Un cadre idéal pour Apple

Un cadre idéal pour Apple qui, avec sa « réputation de réaction rapide aux malwares, une meilleure gestion du terminal et du BYOD, continue ses incursions dans l’entreprise ». Il est vrai que, avec une sécurité renforcée, l’identification unique, un plus grand contrôle sur les applications, le support des liens VPN ou l’intégration de la suite iWork, iOS a toutes les cartes pour se tailler une place de choix au sein des systèmes d’information des organisations. Particulièrement depuis la version 7 de l’OS présentée en juin 2013.

Bill Seibel n’enterre-t-il pas un peu vite la puissance d’Android sur le marché et la capacité de Microsoft à rebondir ? Le premier a pour lui plus de 81% du marché des smartphones et un partenaire, Samsung, qui outre sa position de numéro 1 mondial, met en œuvre une stratégie offensive pour conquérir l’entreprise avec son offre de sécurité des données professionnelles Knox. Acteur toujours incontournable sur les postes de travail, le second entend bien unifier, à termes, ses environnements Windows fixes et mobiles, ce qui doit simplifier l’administration de l’ensemble des terminaux de l’entreprise.

Apple toujours plus présent dans l’entreprise

Il n’en reste pas moins que les iPhone se tailleraient, pour l’heure, une place de choix dans le monde professionnel. Dans son index Mobility, le fournisseur de solutions de gestion des terminaux Good Technology avançait que les terminaux iOS comptaient pour 72% des activations enregistrées sur ses systèmes au troisième trimestre 2013, contre 69% au deuxième. Alors qu’Android régressait passant de 27% à 25% sur la période. Si l’index de Good (disponible en PDF), limité aux stratégies des entreprises clientes de ses solutions, n’offre pas une image exacte de la situation du marché des smartphones et tablettes en entreprise, il n’en constitue pas moins un indicateur que Bill Seibel s’empresse de valider.

Il n’en reste pas moins que la santé déclinante de BlackBerry ne joue pas en sa faveur. Avec une perte abyssale de 4,4 milliards de dollars lors des derniers résultats en date, BlackBerry a intérêt à vite redresser la barre, et donc à prouver sa pertinence, s’il veut espérer contredire les sombres prédictions de Bill Seibel.


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