Après le Blackphone, une tablette anti-NSA à venir chez SGP

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Après le smartphone Blackphone, SGP Technologies travaille à la mise au point d’une tablette avec la confidentialité des communications toujours en ligne de mire.

Après le smartphone, Blackphone, ou plus précisément SGP Technologies, s’intéresse aujourd’hui aux tablettes. Dans un entretien accordé à CNBC, le co-créateur du Blackphone, Jon Callas, a confirmé que l’entreprise entendait aborder le marché des tablettes.

« En fait, nous travaillons sur une tablette, a indiqué le directeur technique de Silent Circle. Nous ne sommes pas en mesure de révéler les caractéristiques mais nous voulons que ce soit une tablette haut de gamme. »

La confidentialité toujours en ligne de mire

Une tablette probablement à l’image du Blackphone, donc. Rappelons que ce dernier est un smartphone de 4,7 pouces doté d’un processeur quadri cœur à 2 GHz et 2 Go de RAM doté de PrivateOS, un dérivé d’Android taillé pour assurer, à coups de chiffrements, les communications vocales et textuelles (SMS, messagerie, navigation web, etc.). Un terminal anti espionnage, donc. SGP Technologies, le concepteur du Blackphone, est une co-entreprise fondé entre le constructeur espagnol Geekphone et la société Silent Circle, créé par Phil Zimmerman connu pour avoir proposé le premier logiciel de chiffrement des emails (PGP).

La « Blacktab » visera donc à assurer la confidentialité des données de son utilisateur. « Nous nous concentrons sur la vie privée, la sécurité et le contrôle », confirme Jon Callas. Entre les révélations d’Edward Snowden sur le programme Prism de surveillance Internet généralisée de la NSA ou les photos de célébrités volées sur iCloud, quand ce n’est pas sur Snapchat, SGP surfe de fait sur les risques touchant à la vie privée qui doit désormais interloquer tout utilisateur des technologies de communications numériques, les professionnels en premier lieu.

Un store applicatif en vue

Le CTO n’a pas détaillé le tarif qui encadrera la future tablette mais celui-ci risque de se situer dans le haut du panier à l’image du Blackphone vendu autour de 600 euros. Plus qu’un produit haut de gamme, c’est la confidentialité que paye le consommateur. Il restera néanmoins à voir si la demande existe face aux offres d’Apple et Samsung, principaux vendeurs d’ardoises numériques.

Jon Callas a par ailleurs confirmé qu’un store applicatif était en préparation pour le Blackphone. Une innovation qui palliera l’impossibilité du Blackphone à bénéficier de Google Play (en revanche, l’Amazon Android Store est ouvert) pour des raisons de confidentialité. Les services de Google enregistrent les faits, gestes et données de ses utilisateurs, un modèle contradictoire avec celui de confidentialité du Blackphone.

crédit photo © Shutter_M – shutterstock

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