Asus présente ses tablettes et ultrabooks Windows 8, en images

Poste de travail

Au rendez-vous de l’inéluctable convergence qui s’initiera avec l’avènement de Windows 8, Asus joue d’hybridité sur fond de confrontation entre ARM et x86 pour unir tablettes et ultrabooks sous l’égide d’un nouveau format de référence.

Escomptée de longue date, la fusion des ordinateurs portables et des tablettes numériques en un format hybride de référence s’est matérialisée à l’occasion du Computex 2012, avec de premiers fruits intronisés sous la houlette d’un pionnier autoproclamé : Asus.

Avec en point de mire l’arrivée de Windows 8 et le bouleversement consécutif qu’il convient d’anticiper sur le marché de la mobilité, le constructeur taïwanais concrétise ses aspirations en ce sens et s’improvise avant-gardiste à l’appui d’une stratégie prônée aussi bien auprès du grand public qu’en milieu professionnel : concentrer l’expérience utilisateur en un terminal polyvalent.

Pour accrocher ce train de la convergence et contribuer activement à la redistribution des cartes qui s’ensuivra, Asus exploite la confrontation entre ARM et x86, deux architectures qu’il estime complémentaires à bien des égards.

Un hors-d’œuvre à la sauce ARM

Fidèle à l’héritage ARM, la Tablet 600 s’impose comme une héritière à part entière de la série Transformer. Outre un processeur Nvidia Tegra 3 quadricœurs (4 cœurs Cortex A9 à 1,4 GHz), le produit embarque 2 Go de RAM et 32 Go de mémoire interne en flash NAND.

Passé un système d’exploitation Windows 8 nécessairement cantonné à sa version RT amputée de l’environnement de bureau traditionnel, un élément caractéristique rappelle à une lignée de prédécesseurs réunis sous la bannière Transformer : le clavier chiclet amovible, devenu indissociable de ses tablettes attitrées, de par sa batterie supplémentaire et son concentrateur USB 2.0.

Avec moins de prestance, la connectivité sans fil s’est alignée sur les standards. En tête de liste, le Wifi 802.11n et le Bluetooth 4.0. Pas de technologie sans contact NFC au programme, ni même de 3G/4G en standard. La résolution d’affichage se limite par ailleurs à la HD, soit 1366 x 768 pixels sur les 10,1 pouces de la dalle capacitive Super IPS+. De quoi laisser le quidam sur sa faim, quoique Windows 8 en Full HD ne siérait pas nécessairement à une telle diagonale d’écran.

Le plat de résistance x86

Pour franchir le cap de la 1080p, l’on se tournera vers la Tablet 810 et ses 11,6 pouces pour 8,7 mm d’épaisseur, soit l’équivalent d’un smartphone conventionnel. Hormis un SSD de capacité double (64 Go), cette hybride haut de gamme partage le plus clair de son apparat avec la Tablet 600. À ceci près qu’elle s’articule autour d’un processeur Intel Atom de dernière génération (plate-forme Clover Trail).

Mais la convergence frappe aussi de plein fouet les PC portables. Nouveaux ambassadeurs en la matière, les ultrabooks amorcent leur reconversion. Aux premières loges, le Transformer Book, qui ressemble à s’y méprendre à une ardoise numérique convertible. L’écran détachable du modèle de 11,6 pouces leurrerait volontiers au premier abord, mais la déclinaison du concept en deux ordinateurs de 13,3 et 14 pouces entérine le distinguo.

Au menu, un CPU Intel Core i7 en Ivy Bridge, de l’USB 3.0, 4 Go de RAM DDR3 et un tactile aux petits oignons grâce à la technologie Wacom, que l’on retrouve sur les célèbres palettes graphiques de la marque. À la clé, l’interprétation de plusieurs centaines de niveaux de pression, pour une précision accrue du contrôle digital ou du pointage par stylet. Sensation de ce Computex 2012, le dénommé Taichi s’inspire pour partie de ce cocktail aux accents postmodernes et y ajoute une touche quasi futuriste.

Une séance de Taichi

Summum de la convergence en 11,6 ou 13,3 pouces, l’ensemble se singularise au prix de deux écrans implémentés en vis-à-vis, de part et d’autre du châssis. Tantôt utilisé tel un netbook avec trackpad et clavier rétroéclairé, Taichi remplit l’office d’une tablette une fois le panneau rabattu. La versatilité au service de la productivité ? Difficile d’en juger par avance, d’autant que des interrogations perdurent quant à l’autonomie et au placement tarifaire d’une gamme qui n’en est encore qu’à ses balbutiements.

Aboutir à un prix d’appel inférieur à celui de l’Apple iPad semble néanmoins s’imposer comme un paramètre sine qua non, alors que la série Transformer sous Android s’écoule toujours avec les honneurs depuis son lancement au printemps 2011. Les facultés d’intégration de Windows 8 aux parcs informatiques d’entreprise joueront peut-être en faveur d’Asus.


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