Au coeur du datacenter… QFabric Juniper ?

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Avec QFabric, Juniper propose de gérer tout le réseau du datacenter autour d’un switch unique et extensible à l’envi.

San Francisco.- À l’occasion d’un événement “presse” ici en Californie, Juniper a annoncé sa première solution de la famille de produits QFabric.  Pour rappel, un “network fabric” est une topologie réseau où chaque nœud est relié à tous les autres à travers un ou plusieurs commutateurs.

Début 2009, Juniper dévoilait le projet de recherche Stratus (lancé en 2006) visant à augmenter fortement les performances des équipements réseau tout en simplifiant leur administration. Des acteurs majeurs comme IBM, CA Technologies, VMware ou NetApp ont rejoint ce projet ambitieux.

Un réseau de datacenter exponentiel
Tandis que le Gartner estime que le ‘Cloud computing’ représentera 2,78 trillions de dollars en 2015 et que le nombre de smartphones surpasse déjà celui des ordinateurs, Kevin Johnson, dirigeant de Juniper pose le décor : «Ces deux nouveaux modèles nécessitent une croissance exponentielle des capacités informatiques pour plus d’applications accessibles de n’importe où à travers de multiples périphériques. Dans les datacenters actuels, les applications se transforment en Saas, les serveurs dédiés deviennent des charges de travail virtualisées et le stockage devient aussi virtuel. Et le réseau n’ayant pas évolué, il représente un obstacle !»
Les réseaux traditionnels deviennent de plus en plus complexes. « Le commutateur effectue deux opérations : la lecture (adresse de destination, paramètres de sécurité, chemin optimal…) et le transport. Évidemment, les équipementiers s’efforcent d’optimiser ces deux opérations. Et à chaque niveau, chaque équipement ralentissant le processus, leur réponse est : Ajoutez donc des boîtes en plus !» ironise Kevin Johnson « Rendant ainsi la gestion encore plus complexe, et ajoutant des niveaux intermédiaires de ralentissement… »

Les trois éléments-clés de l’architecture
Juniper considère l’ensemble des ‘switches’ (commutateurs) comme un unique ‘switch’ logique, avec une “intelligence distribuée et fédérée”. Finies les couches L1, L2 et L3 ! Cela permet d’étendre aisément la capacité et la puissance (explications plus loin) de ce ‘switch’ logique. Et surtout, les fonctions réseau essentielles sont isolées pour parvenir à un fonctionnement “Process once, then transport”, afin d’éviter les multiples opérations de lecture et autres traitements.


Auteur : José Diz
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