Avec sa TOUCH, Cellebrite veut augmenter les revenus des vendeurs de téléphones mobiles

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Transferts de contenus, préinstallation d’applications, auto-diagnostics… Avec sa plate-forme TOUCH, Cellebrite entend proposer une gamme riche de services à valeur ajoutée aux vendeurs de mobiles et même rendre autonome le client final.

Cellebrite a profité du Mobile World Congress de Barcelone (MWC 2012) pour présenter sa nouvelle plate-forme. Il s’agit d’une solution matérielle propriétaire qui apporte un ensemble de services de gestion des terminaux mobiles dans un cadre commercial (points de vente) et de support. Le système permet de rapatrier les contenus d’un ancien terminal vers le nouveau permettant ainsi au client de retrouver instantanément ses SMS, contacts, e-mails, photos, vidéos et autres.

La TOUCH, plate-forme de transfert de contenus/applications de téléphone à téléphone.

Une opération qui s’effectue au moment du processus de vente et qui peut-être étendue à la pré-installation d’applications et de contenus personnalisés selon le profil du consommateur ou du terminal, ou encore selon les offres spéciales du vendeur. « Nous participons à la stratégie de lancement des nouveaux téléphones, estime Yossi Carmil, co-PDG de Cellebrite, pour mettre en avant la valeur ajoutée de ses services. C’est une occasion pour le vendeur d’augmenter ses revenus. » Promotion locale, revenus accrus liés à la vente de nouveaux terminaux, facturation des mises à jour, vente éventuelle de supports de sauvegarde (clés USB…), etc. s’ajoutent ainsi aux coûts opérationnels réduits du vendeur.

Rendre le client final autonome

Compatible avec plus de 4000 modèles de terminaux (une liste qui s’enrichit tous les jours), tous OS mobiles confondus (d’iOS à Palm en passant par Android, Windows Phone et Bada), la plate-forme dispose également d’un service de diagnostic qui évitera l’envoi de l’appareil au SAV et, dans nombre de cas, une réparation sur place. « La plupart du temps, il suffit d’un rafraîchissement », considère Yossi Carmil. Un changement de batterie, un retour des paramètres usine, etc., et le client repart avec un téléphone remis d’aplomb. De quoi augmenter sa satisfaction et, donc, sa fidélité.

La plate-forme de self-service de Cellebrite.

Dans le même esprit, Cellebrite entend offrir l’autonomie du client grâce à la TOUCH. Celui-ci se rend lui-même sur le lieu de vente de la plate-forme pour, à l’aide de l’assistant proposé par l’appareil, effectuer lui-même diagnostic et transferts de contenus. Ce qui évite de mobiliser un agent commercial ou technique. Du « self service » qui contente à la fois client et vendeur, en somme. Cellebrite propose également des services de récupération des contenus pour les autorités dans le cadre d’enquêtes. Un service qui séduit 14 000 clients, selon notre interlocuteur. Enfin, les rapports statistiques issus de la tablette dédiée permettent aux clients utilisateurs (vendeurs, opérateurs…) de mieux connaître les produits et usages des consommateurs afin d’affiner leur stratégie au besoin.

L’éditeur garantit la sécurité et l’intégrité des données par l’aspect propriétaire de sa plate-forme. De plus, « celle-ci est autonome, n’a pas besoin d’être reliée au service d’information de l’entreprise et ne peut être utilisée comme un PC, assure notre interlocuteur. Et c’est moins risqué que les mises à jour OTA [par les airs] dont on ne sait rien du serveur qui effectue la mise à jour. » Une solution qui pourrait donc intéresser les grands comptes mettant la sécurité au premier plan et préférant préparer leurs terminaux en interne.

Un véritable eldorado

Mais pour l’heure, le marché de Cellebrite est essentiellement composé d’opérateurs et de détaillants de terminaux. Sur ses 160 000 clients, l’entreprise compte 130 000 boutiques. L’offre occuperait plus de 90  % du marché américain des services phone-to-phone, selon le porte-parole. En France, Cellebrite travaille avec Orange, SFR, Phone House et des grandes enseignes (la Fnac, Darty…).

Un marché porteur en tout cas pour Cellebrite. Créée en 1999 en Israël avec 5 employés (230 aujourd’hui), l’entreprise a été rachetée à 100 % par le groupe japonais SAN Corp. « Mais le siège social reste en Israël et nous avons des bureaux commerciaux en Allemagne et aux États-Unis », précise Yossi Carmil. La conquête des affaires va se poursuivre. Notamment du côté de l’Asie. Un véritable eldorado, selon le dirigeant. « Le service de ‘téléphone à téléphone’ est assez nouveau. Nous n’en sommes qu’au début en Occident et nous discutons en Asie où il y a de grandes possibilités. » L’explosion des smartphones ne pourra que participer à développer le marché de Cellebrite.


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