Avec son Diamond, HTC veut toucher gros

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Le nouveau mobile du taiwanais est une belle réussite qui risque de faire de l’ombre à l’iPhone 3G

D’année en année, HTC prend du poids dans le secteur hautement concurrentiel des mobiles, et plus particulièrement des smartphones. Il y a encore cinq ans, le fabricant taiwanais était quasiment un inconnu, d’ailleurs il vendait ses terminaux en marque blanche, comme le fameux SPV chez Orange.

Plus tard, le groupe a décidé de prendre son destin en main et s’est très vite fait remarquer avec sa gamme Touch à écran tactile, sous Windows Mobile. La sauce a pris, notamment en Europe, marché de prédilection du fabricant. Le Dual Touch, lancé il y a un an et considéré comme un iPhone killer, s’est ainsi écoulé à 3 millions d’exemplaires dans le monde, dont la moitié sur le Vieux Continent.

Aujourd’hui, HTC repart à l’attaque avec le très attendu Diamond Touch qui sera disponible en juin. Là encore, le groupe entend couper l’herbe sous le pied à Apple (l’iPhone 3G est également attendu en juin ) mais aussi à RIM (avec son nouveau BlackBerry Bold) et à Nokia (N95 et N96).

Et il faut bien reconnaître que la compagnie frappe fort. Le Diamond est une très belle réussite. Côté design d’abord avec ses lignes anguleuses et sa sobriété, ce qui en fait un très bel objet. D’ailleurs, il devrait préfigurer le design des prochains modèles de la marque. Mais c’est à l’intérieur de la bête que se trouvent les principaux bénéfices.

Ce troisième Touch est évidemment 3G+ (HSDPA), Wi-Fi, Bluetooth, il est doté de 4 Go de stockage, de la compatibilité GPS, d’un appareil photo de 3,2 megapixels avec autofocus et d’un écran tactile de 2,8 pouces doté de la dernière évolution de TouchFlo 3D. Le processeur utilisé est un Qualcomm MSM 7201A cadencé à 528 MHz..

L’interface utilisateur, complètement repensée est très bien réalisée, fluide et agréable avec des effets 3D. En fait, il s’agit d’une surcouche graphique posée sur Windows Mobile 6.1. Ce qui permet au Diamond de franchement se démarquer de ses concurrents qui exploitent le même OS. HTC est dans le vrai puisque la personnalisation de l’interface est un élément différenciant très fort.

L’accent a été également mis sur le navigateur Web, qui a été développé en exclusivité par Opera. Le redimensionement des pages est en effet rapide mais le Diamond propose également des services Web en accès direct (depuis le menu) comme YouTube. Un confort dans l’utilisation de l’Internet mobile est aujourd’hui un critère de choix prioritaire chez les utilisateurs.

Avec son terminal, HTC pourrait toucher le jackpot, d’ailleurs les ambitions sont assez élevées : le groupe table sur 3 millions d’unités vendues d’ici la fin de l’année. Malgré tout, compte-tenu de son positionnement 100% smartphone, HTC ne peut pas prétendre à une place dans le Top 5 mondial.

En France, qui est le premier marché européen de HTC, le Diamond sera distribuée par les trois opérateurs. Un fait assez rare pour être souligné. Et il y a fort à parier qu’il sera fortement subventionner (son prix hors abonnement est de 569 euros). Le groupe mise ainsi sur une part de marché hexagonale de 4% cette année.

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