Comment planifier une migration réussie au cloud

Selon Gartner, le marché mondial du cloud public devrait croître de plus de 6 % cette année pour atteindre un total de 257,9 milliards de dollars. Dans le même temps, plus de 1 300 milliards de dollars de dépenses informatiques seront directement ou indirectement affectés par le passage au cloud d’ici 2022. Dans ce contexte, les organisations doivent garder à l’esprit quelques éléments qui leur permettront de s’assurer une migration réussie vers le cloud.

Il est nécessaire de savoir ce que l’on souhaite réaliser avec le cloud. Il existe de nombreuses solutions qui impactent la façon dont l’entreprise va pouvoir adopter des capacités de calcul haute performance telles que l’IA, le machine-learning, ou la RPA (Robotic Process Automation). Lors du choix, la considération la plus critique et souvent la plus complexe est de comprendre exactement ce que l’organisation en question essaie de réaliser avec sa migration vers le cloud.

Pourquoi sauter le pas ?

Plusieurs raisons peuvent amener une entreprise à envisager une migration vers le cloud. Dans le contexte économique actuel difficile provoqué par la pandémie, l’une des principales est la réduction des coûts d’infrastructure informatique. Le cloud permet en effet à une organisation de gérer efficacement ses ressources informatiques en fonction de ses besoins.
Son évolutivité garantit à l’entreprise une adaptation en temps réel aux évolutions du marché, et ainsi un allègement de sa charge financière.

Une première étape essentielle consiste à évaluer l’infrastructure existante et l’état de préparation. Comprendre l’environnement de son infrastructure et l’impact que provoquerait l’introduction du cloud va permettre de sélectionner les solutions les mieux adaptées à ses besoins. Il est également essentiel de comprendre comment l’adoption du modèle de cloud computing nécessitera de reconfigurer de nombreux processus et systèmes déjà existants.

Trop souvent, les organisations sont contraintes d’adopter les dernières tendances technologiques. Elles se précipitent donc aveuglément pour les mettre en œuvre sans tenir compte de l’analyse de rentabilité ni comprendre pleinement les conséquences d’une telle démarche. Il est donc essentiel de planifier le passage au cloud. Un plan solide de migration vers le cloud définira le processus, sa durée, ainsi que les priorités en matière de migration des données.

Comprendre son plan de migration

Un plan (ou feuille de route) permet de donner une direction, une discipline et une responsabilité à un processus complexe. Par exemple, en posant des questions telles que : quelles sont les applications qui doivent être migrées, comment le modèle de responsabilité partagée s’applique-t-il aux initiatives de cyber-sécurité, et quel rôle les spécialistes des données internes doivent-ils jouer pour minimiser les perturbations opérationnelles ?

Les éléments clés d’un plan efficace de migration vers le cloud comprennent l’identification des charges de travail qui doivent être déplacées et les raisons qui le justifient.

L’organisation doit également prendre le temps de définir les paramètres qui permettront d’évaluer le succès d’une migration vers le cloud. La planification est une chose, la transition en est une autre, mais il est essentiel d’en démontrer les avantages afin de convaincre les parties prenantes que la migration a apporté de la valeur.

Définir la migration au cloud

Prenons un peu de recul et assurons-nous de bien comprendre ce que l’on entend exactement par « migration vers le cloud ». Elle peut être définie comme le processus de relocalisation des données, des applications et des charges de travail d’une entreprise vers une infrastructure dans le cloud. Une entreprise peut décider de placer tous ses actifs informatiques dans un cloud ou de conserver certaines applications et certains services sur place.

La migration peut également impliquer un ou plusieurs cloud – certains publics, d’autres privés. De nombreuses entreprises utilisent plusieurs clouds, souvent un mélange de public et de privé, également connu sous le nom cloud hybride. Le passage au cloud hybride peut améliorer l’évolutivité et le contrôle et permettre à l’entreprise de tirer parti des atouts spécifiques de chaque fournisseur de services. Par exemple, le fournisseur de cloud A peut proposer des solutions informatiques hautes performances riches en fonctionnalités, tandis que le fournisseur de cloud B propose des outils de collaboration et un hébergement de documents de qualité supérieure.

Les atouts du cloud

Quelles que soient les raisons qui motivent le passage au cloud, plusieurs avantages vont au-delà de la rentabilité et de l’évolutivité. L’un des aspects les plus essentiels de la migration est la sécurité. Les principaux fournisseurs offrent certains des environnements les plus sûrs et se conforment aux normes industrielles et aux réglementations gouvernementales en vigueur. Les solutions de sécurité spécifiques au cloud, les meilleures pratiques et les politiques sont maintenues régulièrement par les fournisseurs eux-mêmes.

De même manière, la migration vers le cloud permet à une organisation d’adopter plus rapidement les nouvelles technologies, ce qui rend la modernisation bien plus efficace et donc la transformation numérique plus simple.

Les outils à prendre en considération

Chaque fournisseur de services cloud propose ses propres terminologies, solutions et manières de configurer les services. Cela se traduit par l’introduction de bases de données uniques, de procédures ETL (extraction, transformation, loading) pour copier des données d’une source à une autre, etc. Il n’est donc pas étonnant que la prise de décision soit un processus complexe, même pour le DSI le plus expérimenté.

Le choix du bon outil dépend donc fortement du choix du fournisseur de services cloud. Et si l’entreprise cherche à adopter un environnement multi-cloud, il sera vital de veiller à la bonne configuration entre ceux-ci.

L’année 2020 a mis en évidence l’importance de la transformation digitale pour permettre aux employés de travailler à distance et d’accéder à des solutions basées sur le cloud. Si des organisations n’ont pas encore pris de mesures ou si elles doivent le faire à une plus grande échelle, c’est le moment, sous peine de perdre en agilité et/ou de compromettre la continuité de leurs activités.