Baisse des revenus culturels : vers une taxation des moteurs de recherche?

Régulations

En parallèle de la mission Zelnick chargée d’améliorer l’offre légale en ligne, certains cabinets en conseil introduisent l’idée de taxer les moteurs de recherche pour contrer la baisse des revenus des biens culturels.

A la lecture du magazine,Ecran Total, une étude du cabinet NPA Conseil (spécialisé dans les médias) laisse entendre que l’une des solutions pour améliorer le financement de la production audiovisuelle serait de taxer indirectement les moteurs de recherche.

Curieux rapport que celui baptisé « Captation de valeur » qui s’intéresse au rôle que jouent les moteurs de recherche dans la sphère numérique. Selon le magazine, «Google, AOL Publicité, Microsoft Advertising et Yahoo raflent les premières places des régies publicitaires, sans toutefois que ces portails investissent dans les contenus. Pour le cabinet d’étude, les moteurs de recherche et portails, qui échappent aujourd’hui à toute taxation du fait de leur à positionnement à l’étranger pourraient être mis à contribution par une taxation à la source sur leurs annonceurs ». Fort.

En comparant les croissances et les résultats financiers de diverses sociétés (de TF1 en passant par France Télécom, Google et Microsoft), NPA Conseil explique que les médias traditionnels peinent à tirer profit des investissements consentis dans la production de contenus pour le web. Selon le cabinet, il y aurait donc un écart béant entre ceux qui créent, et ceux qui profitent directement ou indirectement de la création, à savoir les moteurs de recherche. Si l’application de ce principe est impossible au vu des législations internationales sur le sujet, NPA Conseil réclame « une action concertée au plan mondial».

Si l’idée de taxer le Web, surtout les FAI plus précisément n’est pas nouvelle, c’est la première fois que l’on s’attaque aux moteurs de recherche. Une manne en perspective?


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