Bernard Marchand (RITMx/SNCF) : «La capacité de Red Hat à monter aisément en charge nous a séduits»

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Retour sur l’annonce de l’adoption de la RHEL et de JBoss au sein de la nouvelle offre de RITMx, au travers d’un entretien exclusif.

L’open source est aujourd’hui largement reconnu au sein des entreprises et administrations publiques. Ceci ne doit toutefois pas nous faire oublier les succès récents. RITMx est une filiale de la SNCF spécialisée dans la distribution des titres de transport. Début septembre, elle annonçait qu’elle avait choisi la Red Hat Enterprise Linux 5 (RHEL 5) et JBoss Enterprise Application Platform (JBoss EAP) pour sa nouvelle plate-forme de réservation et de paiement des billets régionaux ( lien vers l’actualité ).

Quelques semaines plus tard, nous avons pu revenir sur ce sujet avec Bernard Marchand, directeur technique de RITMx.

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Quelle solution avez-vous choisie, et pourquoi ? Notre plate-forme s’architecture autour d’une RHEL 5 et de JBoss EAP 4.2. La synergie entre l’OS et le serveur d’applications a orienté notre choix. La capacité à monter aisément en charge nous a également séduits. Enfin, les paramètres de coût ne sont – évidemment – pas négligeables. Cette solution est centralisée, contrairement à l’offre précédente qui posait des problèmes d’exploitation. Ceci nous facilite le travail pour les parties critiques, qui nécessitent un haut niveau de sécurité.

Et vos relations avec Red Hat ? Nous nous appuyons sur le conseil avant vente. Nous gardons également un œil sur d’autres briques de l’offre de la compagnie. La partie gestion de la sécurité, de l’identité et des annuaires nous intéresse ainsi fortement. Ce sont des sujets sur lesquels nous sommes particulièrement sensibles.

Avez-vous des premiers résultats de montée en charge ? Le déploiement est effectif dans les régions Bretagne et Centre. La charge reste donc actuellement modérée et loin de la barre des 30.000 connexions simultanées que nous nous sommes fixée. Nous disposons toutefois de plates-formes de préproduction qui assurent que les préconisations en terme de performances sont respectées au fil des versions.

Quel est l’état du déploiement en régions ? Dans ce domaine, la visibilité est bonne. Pour le canal rechargement à domicile et le canal dépositaire, la décision de déploiement général a été prise récemment. Nous visons d’ores et déjà d’autres canaux de distribution : le canal automates, début 2010, et les postes de vente au guichet, fin 2010. Des offres multiservices sont également en ligne de mire.

D’autres projets en cours ? Dès novembre nous fournirons un prototype de système de rechargement via les téléphones mobiles, chose qui existe déjà au Japon et en Corée du Sud. Ce sera un nouveau canal de distribution dans notre catalogue. Tous les cas de figure seront couverts : il sera possible d’utiliser un PC pour recharger le titre et le transférer sur le téléphone, ou de passer directement par un mobile. Il faudra cependant attendre que les opérateurs proposent des téléphones capables de communiquer avec les bornes des compagnies de transport.


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